Le président américain George W. Bush a estimé mercredi qu’il était « irréaliste » de penser revenir aux frontières de l’État d’Israël délimitées par les accords d’armistice de 1949.
Ces accords, intervenus après la première guerre israélo-arabe, gagnée par les forces juives, avaient fixé une ligne de démarcation qui demeura jusqu’au 5 juin 1967.
La guerre de juin 1967 a mené à l’occupation par Israël de Jérusalem-Est, annexée la même année, de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, du plateau syrien du Golan, annexé en 1981, et de la péninsule égyptienne du Sinaï, restituée en 1982.
Les seules frontières reconnues internationalement entre Israël et ses voisins arabes sont celles avec l’Égypte, suite à l’accord de paix de 1979, et celle avec la Jordanie, conformément au traité de paix de 1994.
La première guerre israélo-arabe éclate le 15 mai 1948, le lendemain de la proclamation de l’indépendance d’Israël.
Quelques heures après la proclamation de l’État d’Israël par David Ben Gourion le 14 mai 1948, sept armées arabes attaquent le nouvel État.
À la faveur des combats qui suivirent, Israël contrôlera 80% de la Palestine et plus de 700 000 réfugiés palestiniens prendront la route de l’exode, dont plusieurs centaines de milliers chassés de leurs villes et villages par les forces juives (voir par ailleurs).
La Cisjordanie tombe sous le contrôle de la Jordanie et la bande de Gaza sera administrée par l’Égypte.
Le 29 novembre 1947, les Nations unies avaient adopté un plan de partition de la Palestine avec la fin du mandat britannique.
Ce « plan de partage » accordait aux Palestiniens près de la moitié de la Palestine mandataire britannique qui s’étendait de la Méditerranée au Jourdain sur le territoire englobant l’actuel État d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza.
L’État palestinien devait comprendre trois régions : l’une en Galilée occidentale autour de Saint-Jean-d’Acre, la deuxième dans la bande de Gaza avec une partie de la frontière avec le Sinaï, la troisième en Cisjordanie.
Les juifs se voyaient accorder trois régions également : une bande allant du doigt nord de la Galilée jusqu’au bout du lac de Tibériade, le littoral central (de Tel-Aviv à Haïfa), et le désert du Néguev, soit 50% du territoire de la Palestine.
En outre, Jérusalem devait faire partie d’une zone internationale comprenant la ville proche de Bethléem.
Conduits par David Ben Gourion, les dirigeants sionistes acceptent ce plan, qui les prive pourtant de régions « bibliques » en Judée, Samarie et Jérusalem. Toutefois l’opposition de droite le dénonce.
En revanche, convaincus de leur bon droit, les Palestiniens rejettent le « plan de partage » et insistent sur la création d’un État unitaire où ils seraient majoritaires.
Déjà en juillet 1937, les Arabes avaient rejeté l’ébauche d’un plan de partition avancé par une commission britannique dirigée par Sir Robert Peel, à la suite d’une vaste révolte contre l’immigration juive en Palestine.
Le président américain George W. Bush a estimé mercredi qu’il était « irréaliste » de penser revenir aux frontières de l’État d’Israël délimitées par les accords d’armistice de 1949.
Ces accords, intervenus après la première guerre israélo-arabe, gagnée par les forces juives, avaient fixé une ligne de démarcation qui demeura jusqu’au 5 juin 1967.
La guerre de juin 1967 a mené à l’occupation par Israël de Jérusalem-Est, annexée la même année, de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, du plateau syrien du Golan, annexé en 1981, et de la péninsule égyptienne du Sinaï, restituée en 1982.
Les seules frontières reconnues internationalement entre Israël et ses voisins arabes sont celles avec l’Égypte, suite à l’accord de paix de 1979, et celle avec la Jordanie, conformément au traité de paix...
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