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Actualités - Chronologie

Les réfugiés palestiniens de 1948

Le sort de plus de 4 millions de réfugiés palestiniens disséminés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie constitue une pierre d’achoppement à un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, plus d’un demi-siècle après leur exode. L’Autorité palestinienne a été indignée par la déclaration mercredi du président américain George W. Bush, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon, selon laquelle le droit de retour des réfugiés de 1948 devrait s’exercer dans un État palestinien et non en Israël. Les Palestiniens, soutenus par le monde arabe, ont toujours exigé qu’Israël reconnaisse un droit au retour dans ses frontières, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’Onu. Toutefois, des responsables palestiniens ont affirmé qu’une fois le principe d’un droit de retour reconnu, les modalités d’application seraient discutées avec Israël. Israël considère en revanche qu’une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif et menacerait son existence nationale, en tant qu’État juif, les 5,2 millions de juifs allant se retrouver en minorité. Selon les chiffres de décembre 2003, publiés par l’Agence des Nations unies pour l’aide aux réfugiés (Unrwa), les réfugiés et leurs descendants sont 4,136 millions, dont 1,7 million en Jordanie, 920 000 dans la bande de Gaza, 665 000 en Cisjordanie, 413 000 en Syrie et près de 400 000 au Liban. Seule la Jordanie leur a donné la nationalité. La situation des réfugiés est particulièrement précaire au Liban, qui exerce une grande pression pour obtenir leur retour en Israël. La résolution 194 de l’Assemblée des Nations unies, adoptée le 11 décembre 1948 et renouvelée chaque année, stipule que « les réfugiés qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient y être autorisés le plus vite possible » et que « des dédommagements devraient être versés pour les propriétés de ceux qui ne veulent pas revenir ». Ils étaient 760 000 Palestiniens à avoir fui leurs villes et villages, dont plus de 400 ont été détruits par les forces juives durant la guerre de 1948. La première vague de départs, qui a commencé dès le début des combats en novembre 1947, comprenait notamment des notables qui fuyaient les troubles. L’exode s’est considérablement amplifié après le massacre commis en avril 1948 de quelque 150 villageois palestiniens à Deir Yassine, près de Jérusalem, par deux groupes paramilitaires juifs. Par la suite, l’armée israélienne a chassé des Palestiniens des zones conquises, conformément au « Plan Dalet » (D), notamment des villes de Lod et Ramleh (centre) ainsi qu’en Galilée (Nord). Cette politique s’est poursuivie dans le sud d’Israël même après l’arrêt des combats en 1949. Israël a toujours refusé de reconnaître sa responsabilité dans cette tragédie, soutenant longtemps que les réfugiés étaient partis à l’appel des pays arabes. Cet argument, battu en brèche par les chercheurs, n’est plus avancé. En revanche, Israël considère que les pays arabes ont une part majeure de responsabilité, en ayant déclenché la guerre et pour avoir, selon Israël, refusé d’intégrer les réfugiés afin d’en faire une arme de propagande. En 1949, Israël avait avancé le chiffre de 100 000 réfugiés autorisés à revenir, jugé alors comme tout à fait insuffisant par les parties arabes. Par la suite, le gouvernement travailliste d’Ehud Barak (1999-2001) a envisagé un retour de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés à titre de « regroupement familial ». Tous les gouvernements israéliens depuis 1948, travailliste ou de droite, se sont opposés à un droit au retour automatique des réfugiés. Même l’initiative de Genève, lancée en décembre 2003 par le dirigeant de gauche Yossi Beilin, écarte un retour effectif de réfugiés puisqu’il le subordonne à l’accord d’Israël.
Le sort de plus de 4 millions de réfugiés palestiniens disséminés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie constitue une pierre d’achoppement à un accord de paix entre Israël et les Palestiniens, plus d’un demi-siècle après leur exode.
L’Autorité palestinienne a été indignée par la déclaration mercredi du président américain George W. Bush, à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon, selon laquelle le droit de retour des réfugiés de 1948 devrait s’exercer dans un État palestinien et non en Israël.
Les Palestiniens, soutenus par le monde arabe, ont toujours exigé qu’Israël reconnaisse un droit au retour dans ses frontières, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale de l’Onu.
Toutefois, des responsables...