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Diplomatie Abdullah Gül à Beyrouth le 2 juillet

Sur invitation du ministre des Affaires étrangères, Jean Obeid, qui l’a naturellement vu lors de l’assemblée de l’OCI à Istanbul et qui avait lui-même visité la Turquie en avril, le ministre turc des Affaires étrangères et vice-président du Conseil, Abdullah Gül, effectuera une visite de trois jours au Liban, à partir du 2 juillet. En mai, le président Rafic Hariri avait tenu à certifier lui-même, durant sa propre visite à Ankara, l’invitation libanaise, précise notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane. C’est la première fois depuis de nombreuses années qu’un dirigeant turc vient au Liban. Le contact revêt actuellement une importance particulière, dans la mesure où la Turquie joue un rôle-charnière dans la région. En effet, alliée des États-Unis, elle se tourne également vers l’Europe, alors que son gouvernement est de coloration islamiste modéré. De plus, le dossier de l’Irak, dont elle est le voisin le plus puissant et qui partage avec elle la question kurde, en fait un acteur d’actualité de tout premier plan. Anciennement liée à l’État hébreu, la Turquie s’est notablement rapprochée dernièrement du camp arabe. Elle a de la sorte approuvé le plan de paix arabe élaboré lors du sommet de Beyrouth. Ainsi, pour ce qui est du Sud, Ankara appuie désormais la position libanaise. De même, la Turquie soutient les résolutions de l’Onu 242 et 338 ainsi que la « feuille de route » du quartette. Tout en partageant avec le Liban une ferme volonté de continuer à lutter contre le terrorisme. C’est dans le cadre de cette modification étudiée de stratégie que s’inscrivent ses échanges de visites avec les dirigeants libanais. Cela sans s’exclure du processus de modernisation régionale voulu par les USA et avalisé par le G8 à Sea Island. La Turquie aspire donc à un rôle régional accentué. Et selon des sources informées, citées par Fleyhane, c’est Abdullah Gül lui-même qui aurait à trois différentes reprises exprimé le souhait de visiter bientôt le Liban. Pays qui n’avait pas été compris dans la tournée qu’il avait effectuée il y a quelque temps au Proche-Orient. Signalons enfin que le Liban a voté pour le candidat turc au secrétariat général de l’OCI, Kamaleddine Oglü.
Sur invitation du ministre des Affaires étrangères, Jean Obeid, qui l’a naturellement vu lors de l’assemblée de l’OCI à Istanbul et qui avait lui-même visité la Turquie en avril, le ministre turc des Affaires étrangères et vice-président du Conseil, Abdullah Gül, effectuera une visite de trois jours au Liban, à partir du 2 juillet. En mai, le président Rafic Hariri avait tenu à certifier lui-même, durant sa propre visite à Ankara, l’invitation libanaise, précise notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane. C’est la première fois depuis de nombreuses années qu’un dirigeant turc vient au Liban. Le contact revêt actuellement une importance particulière, dans la mesure où la Turquie joue un rôle-charnière dans la région. En effet, alliée des États-Unis, elle se tourne également vers l’Europe,...