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Bkerké Sfeir seul habilité à exprimer son propre point de vue

Le secrétariat général du patriarcat maronite a publié hier un communiqué dans lequel il indique que, « pour éviter toute interprétation des positions du patriarche », c’est Mgr Nasrallah Sfeir, « et seulement lui », qui exprimera son propre point de vue. Ainsi, cela empêchera « toute déformation de ses propos de la part de tel ou tel pôle politique ». D’autre part, Mgr Sfeir a reçu hier le député haririen de Beyrouth, Ghattas Khoury, qui a estimé que l’amendement de la Constitution visant à la réélection d’un président de la République pour un mandat de cinq ans « porte atteinte à l’essence de l’article 49 », purement consensuel. Dans ce cas-là, poursuit le député, « d’aucuns pourraient se demander pourquoi le président ne serait pas élu au suffrage universel, ou pourquoi devrait-il être nécessairement chrétien ; on entrerait ainsi dans des labyrinthes inextricables ». Pour lui, ce serait « un amendement du pacte de coexistence et de l’accord de Taëf avant même son application ». Évoquant justement cet accord, Ghattas Khoury a affirmé que certaines de ses clauses n’ont pas encore été appliquées, ce qui « nous oblige à le mettre à exécution tel quel, à nous attacher à la Constitution et à ne pas sauter dans le vide sans parachute ». Interrogé sur le point de savoir si, en tant que député haririen, c’est à un amendement de la Constitution qu’il s’oppose ou bien à la reconduction du chef de l’État, il a assuré que son refus est une question de principe et que cela n’a rien de personnel.
Le secrétariat général du patriarcat maronite a publié hier un communiqué dans lequel il indique que, « pour éviter toute interprétation des positions du patriarche », c’est Mgr Nasrallah Sfeir, « et seulement lui », qui exprimera son propre point de vue. Ainsi, cela empêchera « toute déformation de ses propos de la part de tel ou tel pôle politique ».
D’autre part, Mgr Sfeir a reçu hier le député haririen de Beyrouth, Ghattas Khoury, qui a estimé que l’amendement de la Constitution visant à la réélection d’un président de la République pour un mandat de cinq ans « porte atteinte à l’essence de l’article 49 », purement consensuel. Dans ce cas-là, poursuit le député, « d’aucuns pourraient se demander pourquoi le président ne serait pas élu au suffrage universel, ou pourquoi devrait-il être...