ART
Un lit funéraire chinois du VIe siècle
restauré au musée Guimet à Paris
le 14 avril 2004 à 00h00
Le musée Guimet à Paris présente, jusqu’au 24 mai, une exposition liée à la restauration d’une splendide banquette funéraire de la Chine du VIe siècle, où se croisent influences de l’Empire du Milieu et de l’Asie centrale.
Cette exposition, intitulée « Lit de pierre, sommeil barbare », regroupe des objets provenant des collections du musée Guimet qui illustrent quelques-uns des thèmes principaux traités en semi-relief sur les panneaux de la banquette.
Celle-ci, propriété d’un collectionneur privé américain qui en a confié la restauration au musée, est un des rares exemples de lit funéraire qui témoigne de la présence des Sogdiens (actuel Ouzbékistan) en Chine jusqu’au IXe siècle.
La plupart de ces marchands qui sillonnaient la route de la soie observaient les coutumes funéraires zoroastriennes préconisant le décharnement des dépouilles humaines par des oiseaux, afin qu’elles ne souillent pas la terre.
Les plus riches des Sogdiens devaient toutefois sacrifier à la coutume des élites chinoises qui se faisaient dresser un appareil funéraire composé d’une banquette en pierre – pour y placer la dépouille – entourée de panneaux.
Les dix panneaux sculptés qui encadrent cette banquette représentent des scènes d’une grande originalité syncrétique, où des motifs hindouistes vont de pair avec ceux plus conventionnels des scènes de banquets et musique, de chasse et voyage en char à bœufs.
Le musée Guimet à Paris présente, jusqu’au 24 mai, une exposition liée à la restauration d’une splendide banquette funéraire de la Chine du VIe siècle, où se croisent influences de l’Empire du Milieu et de l’Asie centrale.
Cette exposition, intitulée « Lit de pierre, sommeil barbare », regroupe des objets provenant des collections du musée Guimet qui illustrent quelques-uns des thèmes principaux traités en semi-relief sur les panneaux de la banquette.
Celle-ci, propriété d’un collectionneur privé américain qui en a confié la restauration au musée, est un des rares exemples de lit funéraire qui témoigne de la présence des Sogdiens (actuel Ouzbékistan) en Chine jusqu’au IXe siècle.
La plupart de ces marchands qui sillonnaient la route de la soie observaient les coutumes funéraires zoroastriennes...
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