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Actualités - Chronologie

ÉTATS-UNIS Greenspan : la hausse des taux devrait être mesurée

La hausse des taux d’intérêt devrait être « mesurée » au vu notamment d’une inflation encore faible mais la Fed peut toujours réviser son jugement, a averti hier le président de la Réserve fédérale (Fed) Alan Greenspan. « Nous avons conclu dans nos communiqués que l’abandon de la politique monétaire accommodante, qui est de moins en moins appropriée, devrait très vraisemblablement se faire de façon mesurée dans les trimestres à venir », a-t-il assuré dans une intervention devant le Sénat. « C’est notre vue générale, mais les prévisions sont sujettes à l’erreur et si notre jugement sur l’évolution de l’économie et de l’inflation s’avère erroné, nous changerons d’avis », a-t-il ajouté. Les analystes attendaient avec impatience cette intervention de M. Greenspan, programmée pour le renouvellement de son mandat à la tête de la puissante Banque centrale, après ses propos de la semaine dernière laissant penser que le cycle de relèvement des taux serait plus musclé que prévu. Le 8 juin, il avait déjà souligné que la Banque centrale se tenait prête « à faire ce qui est nécessaire pour remplir (ses) obligations de maintien de la stabilité des prix », ce qui avait suscité des spéculations sur l’ampleur du cycle de hausse des taux d’intérêt, pour le moment fixés à 1 %. M. Greenspan s’est montré serein sur l’inflation, jugeant que « les pressions inflationnistes ne devraient pas être une inquiétude sérieuse dans l’avenir proche ». Il n’y a notamment pas lieu de s’inquiéter de la hausse des prix de l’énergie pour le moment. Ces propos prolongent ceux tenus il y a une semaine, lorsque M. Greenspan avait jugé que « les prix du pétrole élevés, s’ils persistaient, pourraient faire grimper les prix de base à la consommation de même que le niveau total des prix ». Le président de la Fed a dans l’ensemble jugé que « l’économie croît de façon solide ». Il s’est également montré serein sur le chapitre de l’emploi, jugeant que la hausse de l’activité économique et le léger recul de la productivité avaient récemment créé des postes. « Et nous ne voyons rien dans les perspectives immédiates qui laisse attendre un changement majeur sur la voie de la création d’emplois. » Le président de la Fed a répété ses craintes sur l’ampleur du déficit budgétaire, jugeant que cela pourrait mener à des difficultés « plutôt sérieuses » dans les dix ans à venir avec le départ en retraite de la génération du baby-boom. Il s’est également montré serein sur le chapitre immobilier, qui a soutenu la reprise au prix d’une escalade des tarifs de ventes aux États-Unis, tout en avertissant que le secteur était arrivé au terme du boom phénoménal qu’il traverse depuis cinq ans.
La hausse des taux d’intérêt devrait être « mesurée » au vu notamment d’une inflation encore faible mais la Fed peut toujours réviser son jugement, a averti hier le président de la Réserve fédérale (Fed) Alan Greenspan.
« Nous avons conclu dans nos communiqués que l’abandon de la politique monétaire accommodante, qui est de moins en moins appropriée, devrait très vraisemblablement se faire de façon mesurée dans les trimestres à venir », a-t-il assuré dans une intervention devant le Sénat.
« C’est notre vue générale, mais les prévisions sont sujettes à l’erreur et si notre jugement sur l’évolution de l’économie et de l’inflation s’avère erroné, nous changerons d’avis », a-t-il ajouté.
Les analystes attendaient avec impatience cette intervention de M. Greenspan, programmée pour le...