Audi, vainqueur avec ses propres autos à trois reprises et une fois par procuration avec Bentley, ces quatre dernières années, sera favori des 72e 24 Heures du Mans automobiles, ce week-end sur le circuit de la Sarthe, en dépit de la résistance des écuries Zytek et Pescarolo.
Le constructeur allemand n’apparaît pas officiellement : les prototypes R8 sont engagés par des écurie privées, en relation avec les filiales du groupe Audi en Grande-Bretagne, au Japon et aux États-Unis.
Le risque d’avoir des autos moins compétitives n’existe pas vraiment, dans la mesure où la maison mère surveille ses voitures et assure un soutien technique et technologique.
« La différence entre officiel et privé se situe au niveau de la presse et des relations publiques, pas sur l’auto et le personnel », souligne ainsi le Danois Tom Kristensen, qui tentera au volant de l’Audi « japonaise » de l’écurie Goh de glaner son sixième succès aux 24 Heures et de rejoindre ainsi le Belge Jacky Ickx.
Audi, grâce à la structure britannique Veloqx, a placé deux autos en première ligne, avec la n° 88 des Britanniques Johnny Herbert, Jamie Davies et Guy Smith, qui partira en position de pointe, et sa sœur jumelle, la n° 8 des Allemands Frank Biela et Pierre Kaffer, et du Britannique Allan McNish.
Ces deux autos se sont montrées souveraines lors des essais, contrairement aux deux autres Audi. Ces dernières ont en effet montré quelques faiblesses et ont été débordées par la Zytek de l’Australien David Brabham, du Britannique Andy Wallace et du Japonais Hayanari Shimoda, qui s’intercale en 3e position.
La Audi « japonaise » vient ensuite, devant la première Pescarolo C60 Judd des Français Sébastien Bourdais, Nicolas Minassian et Emmanuel Collard, 5e, et la dernière Audi, « l’américaine » de l’écurie Champion, 6e.
Les Dome ont été les principales victimes de cette bataille des essais et se retrouvent 7e et 8e sur la grille, avec d’abord la n° 9, à moteur Mugen, des Japonais Hiroki Kato, Ryo Michigami et Ryo Fukuda, puis la n° 15 du Néerlandais Jan Lammers (l’âme de ce projet), du Britannique Rob Barff et du Portugais Joao Barbosa.
Pendant la course, cette hiérarchie devrait se vérifier. Les Audi, d’après les pilotes concurrents, sont également avantagées car elles ont une consommation raisonnable par rapport aux autres protos.
Toutefois, la modification du règlement cette année en ce domaine, qui réduit la capacité des réservoirs de 90 à 80 litres, devrait amoindrir cet avantage pour les voitures allemandes.
Ensuite interviennent des questions de stratégie de ravitaillement, apparaissant comme autant de casse-têtes pour les écuries.
Celles-ci auront le choix entre adopter un rythme moindre pour obtenir une consommation plus basse et donc effectuer moins de ravitaillements, ou pousser les voitures au maximum, quitte à s’arrêter plus souvent que leurs adversaires.
La course s’annonce également serrée en catégorie GT, où Corvette et Ferrari sont de nouveau très proches. Ferrari a enlevé la première manche, réussissant le meilleur temps de la catégorie aux essais. Mais elle ne possède que trois dixièmes d’avance sur la première Corvette, qui tentera de prendre sa revanche demain à l’arrivée.
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Le constructeur allemand n’apparaît pas officiellement : les prototypes R8 sont engagés par des écurie privées, en relation avec les filiales du groupe Audi en Grande-Bretagne, au Japon et aux États-Unis.
Le risque d’avoir des autos moins compétitives n’existe pas vraiment, dans la mesure où la maison mère surveille ses voitures et assure un soutien technique et technologique.
« La différence entre officiel et privé se situe au niveau de la presse et des relations publiques, pas sur l’auto et le personnel », souligne ainsi le Danois Tom...