L’euro, qui était tombé la veille à son plus bas niveau depuis quatre mois face au dollar, a repris des couleurs hier, ignorant l’aggravation du chômage en Allemagne en mars et un nouvel indicateur témoignant de l’amélioration du marché US du travail. Il a profité d’un accès de faiblesse du billet vert, entraîné par des craintes liées à la situation très tendue en Irak, qui risque d’avoir des retombées négatives sur la conjoncture économique US, dans la mesure où les menaces terroristes sont susceptibles de peser sur la confiance des investisseurs aux États-Unis, dont les déficits publics ne cessent de s’aggraver. De ce fait, les opérateurs ont passé outre à la détérioration du marché allemand de l’emploi en mars avec, pour le deuxième mois consécutif, une hausse du nombre des chômeurs de 44 000 par rapport à février à 4,344 millions, soit un taux de 10,4 % de la population active, contre 10,3 % le mois précédent. Au contraire, la publication du rapport mensuel du cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas faisant état d’une baisse de 12 % des suppressions d’emplois aux États-Unis en mars par rapport à février (68.034 contre 77 250), n’a eu aucun impact positif sur le dollar, qui est resté sous pression face à l’euro. La combinaison de mauvais chiffres européens et de très bons chiffres US n’a donc pas eu d’effet sur le marché, les opérateurs estimant devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse du dollar et se positionner sur l’euro. Pourtant, ce mouvement n’a guère dépassé le cadre d’une correction des excès commis à la baisse de la monnaie unique après l’annonce vendredi d’un embellie du marché du travail et lundi d’un excellent indicateur d’activité aux États-Unis. C’est ainsi qu’à New York, l’euro est parvenu tout juste à recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu récemment, se négociant à 1,2090 $ contre 1,2015 $ la veille, en hausse de 0,62 %.
En Bourse, la situation tendue en Irak conjuguée à de mauvaises nouvelles chez Nokia a également pesé sur la cote US. L’absence de statistiques économiques majeures aux États-Unis hier a donc donné l’occasion aux opérateurs de prendre leurs bénéfices, avant les résultats trimestriels d’Alcoa, qui marquent traditionnellement le début de la saison des résultats des entreprises. Mais il n’en demeure pas moins que l’avertissement lancé hier par l’équipementier finlandais en télécommunications Nokia sur ses résultats pour le premier trimestre 2004 a refroidi les marchés des deux côtés de l’Atlantique, surtout la Nasdaq à New York.
Cela étant, et compte tenu aussi des mauvais chiffres du chômage en Allemagne et de la hausse de l’euro, les Bourses européennes ont fini en baisse sur des ventes bénéficiaires. Ce mouvement a été conduit par les valeurs des télécoms, de l’informatique, de l’automobile et de la distribution dont les pertes ont dépassé les gains des pharamaceutiques et des valeurs défensives.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont légèrement progressé hier de 5,16 $ à 5,20 $ et de 5,10 $ à 5,13 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro, qui était tombé la veille à son plus bas niveau depuis quatre mois face au dollar, a repris des couleurs hier, ignorant l’aggravation du chômage en Allemagne en mars et un nouvel indicateur témoignant de l’amélioration du marché US du travail. Il a profité d’un accès de faiblesse du billet vert, entraîné par des craintes liées à la situation très tendue en Irak, qui risque d’avoir des retombées négatives sur la conjoncture économique US, dans la mesure où les menaces terroristes sont susceptibles de peser sur la confiance des investisseurs aux États-Unis, dont les déficits publics ne cessent de s’aggraver. De ce fait, les opérateurs ont passé outre à la détérioration du marché allemand de l’emploi en mars avec, pour le deuxième mois consécutif, une hausse du nombre des chômeurs de 44 000...