Soudan
Khartoum prêt à engager des négociations directes avec les rebelles du Darfour
le 06 avril 2004 à 00h00
D’éventuelles discussions directes à N’Djamena entre belligérants du Darfour (ouest du Soudan) restaient suspendues hier à l’accord ou au refus des rebelles d’utiliser comme base de travail un document de la médiation tchadienne.
La délégation gouvernementale soudanaise, présente à N’Djamena pour des négociations sur ce conflit qui oppose Khartoum aux rebelles du Darfour, région frontalière du Tchad, a d’ores et déjà donné son accord, a indiqué hier, sous couvert d’anonymat, une source proche de la médiation.
« Nous étudions toujours le document », a de son côté déclaré par téléphone depuis N’Djamena le chef de la délégation du Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), Abubker Hamid Nour, l’un des mouvements rebelles avec le Mouvement de libération du Soudan (MLS).
Ce « document de base pour une négociation durable et définitive », prévoyant « un cessez-le-feu humanitaire, la sécurisation de la population, la cessation des hostilités », accompagné d’une annexe concernant « le règlement de la question humanitaire », avait été remis samedi aux parties.
Un accord des deux délégations rebelles ouvrirait la porte à des discussions directes entre belligérants sur un cessez-le-feu humanitaire, a estimé la source proche de la médiation, ce qu’a confirmé M. Hamid Nour. Le Tchad « a l’obligation et le devoir de ne pas laisser les gens quitter N’Djamena tant qu’ils n’auront pas signé un cessez-le-feu humanitaire », a poursuivi la source tchadienne.
M. Hamid Nour a toutefois réaffirmé que les deux mouvements rebelles exigeaient toujours la présence de la communauté internationale à ces discussions, comme « témoins » et garants de l’impartialité des pourparlers.
Depuis l’ouverture des négociations le 30 mars à N’Djamena, délégués de Khartoum, d’une part, et des deux rébellions, d’autre part, n’ont mené que des discussions indirectes, par l’intermédiaire de la médiation conduite par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Nagoum Yamassoum.
D’éventuelles discussions directes à N’Djamena entre belligérants du Darfour (ouest du Soudan) restaient suspendues hier à l’accord ou au refus des rebelles d’utiliser comme base de travail un document de la médiation tchadienne.
La délégation gouvernementale soudanaise, présente à N’Djamena pour des négociations sur ce conflit qui oppose Khartoum aux rebelles du Darfour, région frontalière du Tchad, a d’ores et déjà donné son accord, a indiqué hier, sous couvert d’anonymat, une source proche de la médiation.
« Nous étudions toujours le document », a de son côté déclaré par téléphone depuis N’Djamena le chef de la délégation du Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE), Abubker Hamid Nour, l’un des mouvements rebelles avec le Mouvement de libération du Soudan (MLS).
Ce « document...
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