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Actualités - Analyse

Échos de Syrie Quel avenir pour la Banque commerciale de Syrie?

Par Jihad YAZIGI La mise en œuvre du Syria Accountability Act est une mauvaise nouvelle. D’autant que les mesures adoptées par la Maison-Blanche vont au-delà de ce que prévoyait le texte du Congrès. Elle a notamment décidé de restreindre les transactions entre la Banque commerciale de Syrie, la plus grande banque du pays, et les institutions financières américaines. Cette sanction causera des problèmes, même si l’un des aspect positifs est qu’elle a rappelé à tout le monde l’importance de la Banque commerciale de Syrie pour l’économie syrienne. Avec des actifs de plus de 17 milliards de dollars, la BCS est sans aucun doute l’un des joyaux du pays et sa taille en fait probablement l’unique entreprise syrienne de dimension régionale, dotée d’un potentiel de développement et d’influence au-delà de ses frontières. Par conséquent, quel que soit l’impact à court et moyen terme des sanctions, c’est l’avenir à long terme de l’institution qui doit être le principal souci de tous les Syriens. Ce problème est important, en particulier au regard des nouvelles politiques de réforme du secteur public qui sont en train d’être adoptées, d’autant que la concurrence exercée par les nouvelles banques privées va s’accroître en raison des restrictions désormais imposées à la BCS sur les opérations en dollars. Quel avenir pour la Banque commerciale de Syrie ? Sera-t-elle vendue au secteur privé ? Le cas échéant à qui ; à quel prix et dans le cadre de quelle stratégie ? S’associera-t-elle à des banques privées qui pourraient lui apporter l’expertise et le savoir-faire dont elle a besoin ? Sera-t-elle divisée en plusieurs banques plus petites et plus faciles à gérer ? Avant de prendre toute décision, il faut étudier la question. Mais ce qu’il est important de savoir, c’est que cette banque est, en l’état actuel, un atout extraordinaire pour le pays, l’un des rares dont il dispose. Son avenir doit donc être envisagé sérieusement. La priorité doit être donnée à la transparence et l’intérêt général.
Par Jihad YAZIGI

La mise en œuvre du Syria Accountability Act est une mauvaise nouvelle. D’autant que les mesures adoptées par la Maison-Blanche vont au-delà de ce que prévoyait le texte du Congrès.
Elle a notamment décidé de restreindre les transactions entre la Banque commerciale de Syrie, la plus grande banque du pays, et les institutions financières américaines.
Cette sanction causera des problèmes, même si l’un des aspect positifs est qu’elle a rappelé à tout le monde l’importance de la Banque commerciale de Syrie pour l’économie syrienne.
Avec des actifs de plus de 17 milliards de dollars, la BCS est sans aucun doute l’un des joyaux du pays et sa taille en fait probablement l’unique entreprise syrienne de dimension régionale, dotée d’un potentiel de développement et d’influence au-delà de...