L’Américaine Serena Williams, après huit mois d’absence, a repris sa carrière là où elle l’avait laissée, en triomphant sur le Central de Key Biscayne grâce à une victoire expéditive sur la Russe Elena Dementieva 6-1, 6-1, ce week-end en finale de ce tournoi WTA doté de 3,06 millions de dollars. « Sincèrement, je ne pensais pas pouvoir gagner un si gros tournoi dès mon retour », a commenté Serena Williams, 22 ans, qui n’avait pas joué depuis sa victoire à Wimbledon en juillet dernier, et avait enchaîné les forfaits après une opération du genou gauche début août. Mais l’éloignement et ses occupations diverses dans la mode et à la télévision n’ont eu visiblement aucune prise sur sa puissance. La cadette des Williams a peu à peu secoué la rouille qui pesait sur sa raquette, balayant six adversaires en 6 heures 32 minutes pour brandir le 24e trophée de sa carrière, le troisième d’affilée sur le Central floridien. « Je pense que la rouille est partie », a assuré l’ex-n°1 mondiale, avant de brandir le trophée et d’empocher les 400 000 dollars destinés à la lauréate, son premier chèque tennistique de la saison. Le tout sous le regard de son père et de sa sœur aînée Venus, transformée en photographe après son échec en quarts de finale face à Dementieva.
Cette dernière fut littéralement balayée en 50 minutes par l’ouragan Serena. La Russe, qui semblait capable de perturber son adversaire grâce à son jeu de fond de court, n’a pu assurer une seule fois son service, a commis neuf doubles fautes et n’a échappé au double 0 que grâce à deux breaks. Dans sa tenue de « super héros », haut sans manche et short moulant mettant en valeur sa musculature d’ébène et contrastant avec la silhouette longiligne et fragile de sa blonde rivale, Serena a dominé la partie comme aux plus beaux jours de ses six triomphes en Grand Chelem. Première joueuse à glaner ce titre trois années de suite, depuis l’Allemande Steffi Graf, la cadette des Williams a réussi le premier retour gagnant de la WTA depuis celui de sa compatriote Monica Seles à l’Open du Canada en 1995, poignardée sur un court allemand en 1993. « Je m’en suis inspirée. Je me suis dit que si Monica l’avait fait, je pouvais passer quelques tours mais sans jamais imaginer la victoire », assurait Serena dont la performance, aussi brillante qu’elle soit, restera entachée par l’absence des ténors actuels du circuit et notamment les Belges Justine Hénin-Hardenne et Kim Clijsters.
L’Américaine Serena Williams, après huit mois d’absence, a repris sa carrière là où elle l’avait laissée, en triomphant sur le Central de Key Biscayne grâce à une victoire expéditive sur la Russe Elena Dementieva 6-1, 6-1, ce week-end en finale de ce tournoi WTA doté de 3,06 millions de dollars. « Sincèrement, je ne pensais pas pouvoir gagner un si gros tournoi dès mon retour », a commenté Serena Williams, 22 ans, qui n’avait pas joué depuis sa victoire à Wimbledon en juillet dernier, et avait enchaîné les forfaits après une opération du genou gauche début août. Mais l’éloignement et ses occupations diverses dans la mode et à la télévision n’ont eu visiblement aucune prise sur sa puissance. La cadette des Williams a peu à peu secoué la rouille qui pesait sur sa raquette, balayant six adversaires...
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