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Auto - GP de Bahreïn Le sable, hantise des pilotes de F1

Le premier Grand Prix de Formule 1 jamais organisé au Moyen-Orient se disputera dimanche sur un circuit édifié à grands frais par l’émirat de Bahreïn dans le désert au sud de Manama, sa capitale. La logique voudrait que l’Allemand Michael Schumacher, le sextuple champion du monde, qui a entamé la saison 2004 en Australie et en Malaisie par un doublé décourageant pour tous ses adversaires, apporte encore à Ferrari une nouvelle victoire. Mais c’est sans tenir compte des surprises que pourrait réserver le circuit de Sakhir, où la nature est susceptible de mettre à tous les sens du terme un grain de sable dans la mécanique. Bien que Sakhir ait été, pour la coquette somme de 150 millions de dollars, construit dans les règles de l’art, tous les pilotes craignent en effet que les caprices de la nature ne transforment la course en véritable loterie. « Le grand point d’interrogation à Bahreïn, c’est le sable », a reconnu Schumacher après avoir balayé d’un revers de main l’autre sujet potentiel d’inquiétude, la sécurité, dans un pays situé au cœur d’une région troublée. Elle est en effet omniprésente. Le pilote vedette de Ferrari résume en revanche la perplexité de tout le paddock en s’interrogeant sur les effets de l’environnement sur les moteurs, « que le sable se mette ou non de la partie ». Les organisateurs ont répandu une colle spéciale pour fixer le sable autour du circuit afin d’assurer l’adhérence des monoplaces et réduire les risques pour les mécaniques. Le troisième Grand Prix de la saison promet donc d’être passionnant, d’autant que les fortes chaleurs du désert mettront à l’épreuve les pilotes et les monoplaces des dix écuries en lice. Les nouveaux règlements n’autorisant l’usage que d’un seul moteur par voiture et par week-end ont peut-être poussé les écuries à ménager leurs montures durant les séances d’essais des deux premières épreuves du calendrier sur des circuits qu’elles connaissaient. Aucune marque Mais, à Sakhir, elles devront se jeter dans le grand bain sans avoir aucun repère – Bahreïn est, avec la Chine, en septembre, le premier tout nouveau Grand Prix dans le calendrier, depuis l’inscription du GP de Malaisie, en 1999. « Cette troisième course de la saison va être probablement l’une des plus intéressantes à ce jour, estime le directeur de l’écurie Jaguar, Dave Pitchforth. C’est l’une des rares fois où aucune écurie ne dispose de données connues à partir desquelles travailler. » « Nous ne savons pas si nos simulations sont à la hauteur. Je crois qu’il pourrait bien y avoir des surprises tout au long du week-end. » Williams est la seule écurie à avoir bouclé le tour du circuit avec une de ses monoplaces, la FW25 de l’an dernier, aux mains de son pilote d’essai espagnol Marc Gené. C’était ce mois-ci à l’occasion de l’inauguration officielle de la piste. Ce que Williams a pu glaner à cette occasion sera précieux pour l’aider à combler son retard sur Ferrari dans le haut du classement et bénéficiera à ses deux pilotes, le Colombien Juan Pablo Montoya et le frère du tenant du titre Ralf Schumacher. « La deuxième place de Juan Pablo en Malaisie a montré que nous ne sommes pas autant à la traîne de Ferrari que nous le craignions », a confié Ralf tout en ajoutant : « Mais il reste encore un long chemin à parcourir avant que nous puissions les battre. » Chez McLaren-Mercedes, qui n’a plus connu l’ivresse du podium depuis maintenant plus d’un an, le pilote finlandais Kimi Raikonnen, vice-champion du monde 2003, s’efforcera avant tout de montrer qu’il peut cette saison finir une course. L’écurie compte surtout sur le retour de la F1 en Europe pour se refaire une santé. Le team Renault place pour sa part quelques espérances dans la course bahreinie ainsi que l’écurie BAR, dont le pilote britannique Jenson Button a réussi en Malaisie à monter sur la troisième marche du podium. « Nous espérons mieux encore à Bahreïn, mais nous verrons », a confié le jeune Britannique. Les horaires (heure de Beyrouth) Le départ du Grand Prix de Bahreïn, troisième épreuve du championnat du monde de Formule 1, aura lieu dimanche à 14h30 sur le circuit de Sakhir, près de Manama. Les horaires sont les suivants (heure de Beyrouth) : Vendredi 11h00 à 12h00 : essais libres 14h00 à 15h00 : essais libres. Samedi 10h00 à 10h45 : essais libres 11h15 à 12h00 : essais libres 13h00 : préqualifications 14h00 : qualifications. Dimanche 14h30 : départ du GP de Bahreïn. Pas de champagne… du Warrd ! Le vainqueur et ses deux assesseurs n’auront pas droit au champagne sur le podium du prochain Grand Prix du Bahreïn. Toutefois, il y aura bien effusion de joie et arrosage festif, mais dans le respect de la culture et des traditions du royaume du Bahreïn et du monde arabe. Une boisson spécialement produite pour la première course de F1 au Moyen-Orient remplacera avantageusement la boisson alcoolisée d’origine champenoise. Le « Warrd », comme se nomme le breuvage, est un mélange unique de fruits cultivés localement – comme la grenade – mélangé à de l’eau gazeuse, pour produire un jus au goût et arômes de l’île. La boisson pétillante a été présentée et savourée par les membres des médias régionaux et internationaux qui visitaient le circuit hier. « La cérémonie du podium est indissociable d’un sport comme la F1. Ici au Bahreïn, nous voulons conserver cette coutume, mais la faire avec une boisson sans alcool, ce qui est en accord avec notre culture et nos traditions », expliquait cheikh Fawaz ben Mohammed al-Khalifa, président du circuit international du Bahreïn.
Le premier Grand Prix de Formule 1 jamais organisé au Moyen-Orient se disputera dimanche sur un circuit édifié à grands frais par l’émirat de Bahreïn dans le désert au sud de Manama, sa capitale.
La logique voudrait que l’Allemand Michael Schumacher, le sextuple champion du monde, qui a entamé la saison 2004 en Australie et en Malaisie par un doublé décourageant pour tous ses adversaires, apporte encore à Ferrari une nouvelle victoire.
Mais c’est sans tenir compte des surprises que pourrait réserver le circuit de Sakhir, où la nature est susceptible de mettre à tous les sens du terme un grain de sable dans la mécanique.
Bien que Sakhir ait été, pour la coquette somme de 150 millions de dollars, construit dans les règles de l’art, tous les pilotes craignent en effet que les caprices de la nature ne...