Par Jihad YAZIGI
Syrianair, la compagnie nationale syrienne, a été autorisée par décret présidentiel à négocier avec le secteur privé pour créer des joint-ventures. La décision a été interprétée comme étant une première étape avant la privatisation, ce qui a poussé le ministre syrien des Transports, Makram Obeid, à assurer le contraire, tant la résistance à cette idée demeure forte en Syrie.
En pratique, la loi n°4 autorise Syrianair à conclure des accords avec des compagnies privées pour fournir des services soit à la compagnie elle-même soit aux compagnies internationales assurant des liaisons avec les aéroports syriens.
La restauration est citée par le ministre comme l’un des premiers services pouvant faire l’objet d’un tel accord, mais la loi autorise aussi Syrianair à sous-traiter, par exemple, la gestion des aéroports. La Syrie compte actuellement trois aéroports internationaux à Damas, Alep et Lattaquié et deux aéroports qui servent uniquement pour des lignes intérieures à Deir-el-Zor et à Kamichli, dans le nord-est du pays.
Cette loi s’inscrit dans la lignée des mesures introduites par le gouvernement syrien pour impliquer davantage le secteur privé dans des domaines qui sont depuis très longtemps des monopoles de l’État. Si la privatisation reste exclue pour l’instant, la sous-traitance à des entreprises privées et la conclusion d’accords de gestion sont en cours d’expérimentation.
Vimpex, une société autrichienne appartenant à l’homme d’affaires d’origine syrienne Nabil al-Kuzbari, a signé il y a quelques années avec le ministère de l’Industrie un contrat pour gérer l’usine de papier de Deir-el-Zor qui avait fermé ses portes. L’accord était le premier du genre depuis des décennies. Depuis, plus récemment, la gestion de plusieurs usines agroalimentaires propriétés de l’État a aussi été proposée au secteur privé.
Ces mesures sont toutefois insuffisantes et le gouvernement semble vouloir avancer de façon extrêmement prudente. Car, au-delà de l’éventuel impact social des privatisations, beaucoup de secteurs appartenant officiellement à l’État sont en fait liés à des intérêts puissants.
Syrianair, la compagnie nationale syrienne, a été autorisée par décret présidentiel à négocier avec le secteur privé pour créer des joint-ventures. La décision a été interprétée comme étant une première étape avant la privatisation, ce qui a poussé le ministre syrien des Transports, Makram Obeid, à assurer le contraire, tant la résistance à cette idée demeure forte en Syrie.
En pratique, la loi n°4 autorise Syrianair à conclure des accords avec des compagnies privées pour fournir des services soit à la compagnie elle-même soit aux compagnies internationales assurant des liaisons avec les aéroports syriens.
La restauration est citée par le ministre comme l’un des premiers services pouvant faire l’objet d’un tel accord, mais la loi autorise aussi Syrianair à sous-traiter, par...
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