Une énorme erreur de son gardien international Oliver Kahn a coûté au Bayern une grande part de ses espoirs de qualification, mardi à Munich face au Real Madrid (1-1) en 8e de finale aller de la Ligue des champions de football, alors que la route des quarts s’est ouverte en grand pour Arsenal, vainqueur à Vigo du Celta (3-2).
La tâche semble un peu plus compliquée pour Monaco, battu à Moscou par le Lokomotiv (2-1). Mais la troupe de Didier Deschamps, réconfortée par le but à l’extérieur de « Nando » Morientes, peut viser le prochain échelon. « On se tire bien d’affaire, a déclaré Deschamps. Nous savons que nous sommes passés à côté de notre sujet, mais nous avons la sensation d’être en vie ».
À Prague, face à un Sparta qui avait décroché sa place en 8e de finale en battant la Lazio Rome, le Milan AC, tenant du titre, ne s’est pas montré assez réaliste pour se mettre à l’abri (0-0). Le gardien tchèque Blazek, impérial devant Shevchenko et Kaka, y a été pour quelque chose.
« Une “Kahntada” sauve le Real Madrid à Munich », titrait l’édition électronique du quotidien sportif espagnol Marca. À l’image de la bévue du gardien de but de la sélection espagnole Luis Arconada en finale de l’Euro 1984 face à la France, la faute de main d’Oliver Kahn, à la 82e minute d’un match que le Bayern menait logiquement 1 à 0 (but de Makaay), passera probablement à la postérité.
Le coup-franc des 30 m du Brésilien Roberto Carlos, certes cadré, n’aurait pas dû mettre en danger le gardien de la Nationalmannschaft. Si l’entraîneur bavarois Ottmar Hitzfeld s’est montré « compréhensif », la légende du club Franz Beckenbauer a souhaité que Kahn soit « tellement bon au match retour qu’il se rachètera de sa faute ».
Profil bas
« Le football se joue aussi sur des erreurs », a déclaré Carlos Queiroz. L’entraîneur des Madrilènes peut s’estimer heureux du résultat au vu de la prestation du Real, qui n’avait rien de galactique mardi. Mercredi 10 mars au stade Santiago-Bernabeu, il faudra montrer un visage plus séduisant aux difficiles « socios » du club merengue.
« Nous n’avons pas contrôlé le ballon comme d’habitude mais le match était au Stade olympique et nous avons joué contre une équipe très forte physiquement », a admis Queiroz.
Son homologue d’Arsenal, Arsène Wenger, a de quoi se montrer plus satisfait. Il a pourtant choisi de faire profil bas après la première victoire des Gunners en six déplacements européens en Espagne. « C’est encore trop tôt pour savoir si c’est la saison d’Arsenal, a-t-il réagi. Il faut rester modeste et essayer de faire les choses bien ». Mais les Gunners, qui survolent le championnat d’Angleterre (invaincus en 26 matchs, meilleure attaque et meilleure défense), possèdent les joueurs et l’état d’esprit pour viser très haut. Les buts magistraux d’Edu et Pires en témoignent. « S’il nous élimine, Arsenal sera un des grands favoris de la Ligue des champions avec le Real Madrid, a souligné le Français de Vigo Peter Luccin. Ils ont eu trois ou quatre occasions et les ont toutes mises, c’est la marque des grandes équipes ».
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La tâche semble un peu plus compliquée pour Monaco, battu à Moscou par le Lokomotiv (2-1). Mais la troupe de Didier Deschamps, réconfortée par le but à l’extérieur de « Nando » Morientes, peut viser le prochain échelon. « On se tire bien d’affaire, a déclaré Deschamps. Nous savons que nous sommes passés à côté de notre sujet, mais nous avons la sensation d’être en vie ».
À Prague, face à un Sparta qui avait décroché sa place en 8e de finale en battant la Lazio Rome, le Milan AC,...