Dans moins d’une semaine à Melbourne, le Grand Prix d’Australie, épreuve d’ouverture du championnat du monde de Formule 1, aura livré son verdict, couronné le premier vainqueur de la saison. Au-delà du résultat certainement, chacun au sein des écuries aura pris conscience de ses réelles possibilités, de la justesse de ses ambitions, de ses espoirs ou de ses inquiétudes.
Désillusion pour certains, bonne surprise pour d’autres, comme chaque année à l’aube d’une saison, des trois coups d’un nouveau championnat, chaque équipe au sortir de l’hiver croit avoir trouvé les meilleures solutions pour sa nouvelle monoplace... Non sans éprouver son lot de doutes face à la concurrence. Quel niveau de performance, de fiabilité avec une nouvelle réglementation n’autorisant qu’un moteur par week-end de Grand Prix ? Ainsi, chez Ferrari, Michael Schumacher, en quête d’un septième titre, et Rubens Barrichello s’attendent-ils à une saison difficile en dépit d’une F2004 qui leur a permis d’entrée d’aligner les records à Fiorano.
Les records des essais hivernaux n’ont cependant jamais assuré à leurs auteurs un championnat tranquille, aucune comparaison n’étant possible entre les différentes voitures de par le souci de chaque écurie de travailler dans des directions, des domaines opposés.
L’atout Michelin
Michael Schumacher et son directeur sportif Jean Todt, comme les patrons des principaux concurrents Ron Dennis et Frank Williams, attendent donc l’issue de la course australienne pour connaître l’ampleur de la tâche qui les attend. Ni Dennis, patron de McLaren-Mercedes, ni Williams, patron de Williams-BMW, n’ont caché qu’ils comptaient mettre fin cette année à l’hégémonie de la Scuderia, du champion allemand, qui dure depuis la saison 2000. Ron Dennis pense même que la défaite aura un goût si amer pour Michael Schumacher que ce dernier pourrait bien annoncer sa retraite anticipée, malgré un contrat qui court jusqu’à fin 2006, à l’issue du championnat programmée le 24 octobre au soir au Brésil, à São Paulo. Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) et Juan Pablo Montoya (Williams-BMW) pourront-ils réussir là où ils ont échoué de peu l’an passé ? David Coulthard chez McLaren et Ralf Schumacher chez Williams ambitionnent eux aussi de lutter pour le titre. Ils sont d’autant plus déterminés qu’ils ont conscience de posséder un atout de poids face à Ferrari, les pneus Michelin. L’an passé, le manufacturier de pneus français avait déjà causé bien des tourments à son rival japonais Bridgestone. À tel point que Ferrari avait jugé bon de demander à la Fédération internationale automobile (FIA) de revoir l’interprétation du règlement concernant la largeur de la bande de roulement pour la fin de la saison. « Je suis certain que le fait de bénéficier de gommes Michelin est un énorme avantage. Et je ne pense pas que la combinaison Ferrari-Bridgestone sera aussi forte cette saison que par le passé », a prévenu Ralf Schumacher. David Richards, patron de BAR-Honda, partageait cet avis depuis de longs mois. C’est pourquoi, aujourd’hui que son équipe est entrée dans le clan Michelin, le Britannique affiche de fortes ambitions, visant ni plus ni moins que de venir se mêler au trio de tête. Objectif avoué de Renault également, après une année 2003 riche en coups d’éclat. Dans une saison qui s’annonce plus indécise que jamais, avec cinq équipes décidées à accrocher des victoires, le butin risque d’être maigre pour les autres. Même pour Toyota, dont l’approche cette année sera encore modeste. « Nous visons un podium », ont annoncé les dirigeants nippons. Jaguar, Sauber et Jordan ne désespèrent pourtant pas de créer la surprise de temps à autre. Rêve que Minardi a depuis longtemps abandonné. Pour tous, une première réponse sera apportée dimanche prochain à Melbourne...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans moins d’une semaine à Melbourne, le Grand Prix d’Australie, épreuve d’ouverture du championnat du monde de Formule 1, aura livré son verdict, couronné le premier vainqueur de la saison. Au-delà du résultat certainement, chacun au sein des écuries aura pris conscience de ses réelles possibilités, de la justesse de ses ambitions, de ses espoirs ou de ses inquiétudes.
Désillusion pour certains, bonne surprise pour d’autres, comme chaque année à l’aube d’une saison, des trois coups d’un nouveau championnat, chaque équipe au sortir de l’hiver croit avoir trouvé les meilleures solutions pour sa nouvelle monoplace... Non sans éprouver son lot de doutes face à la concurrence. Quel niveau de performance, de fiabilité avec une nouvelle réglementation n’autorisant qu’un moteur par week-end de Grand Prix...