Offensive diplomatique de Washington
sur ses projets de réformes au Proche-Orient
le 01 mars 2004 à 00h00
Les États-Unis entament actuellement une vaste offensive diplomatique pour expliquer leurs projets de soutien aux réformes démocratiques et économiques au Moyen-Orient, très décriés dans la région.
Un haut responsable américain, le sous-secrétaire d’État chargé des Affaires politiques, Marc Grossman, a quitté Washington hier pour se rendre en Jordanie, en Egypte, au Maroc et à Bahreïn pour plaider ce dossier.
Le projet intitulé « Initiative pour le Grand Moyen-Orient », vise, selon ses concepteurs, à encourager les réformes démocratiques et l’ouverture économique dans le monde arabe et d’autres pays musulmans, afin de faire reculer sur le long terme les frustrations et la pauvreté sur lesquelles le terrorisme prospère.
Les bons élèves se verraient offrir soutien et relations privilégiées avec les États-Unis et leurs principaux partenaires occidentaux, selon ces plans dont Washington n’a officiellement fait connaître que les grands principes.
Mais de nombreux pays arabes – notamment l’Égypte et l’Arabie saoudite, proches alliés des États-Unis – se plaignent d’être tenus à l’écart de l’élaboration de projets qui les concernent directement, et redoutent de se voir imposer des concepts occidentaux, sans souci des réalités locales.
Washington est également accusé de mettre toute la pression sur le monde arabo-musulman pour qu’il évolue, mais de se désintéresser du conflit israélo-palestinien, source de fortes rancœurs dans cette région.
M. Grossman, numéro trois du département d’État, doit également se rendre en Turquie – un pays musulman fréquemment cité en modèle d’évolution démocratique à Washington – et à Bruxelles, où siègent l’Union européenne (UE) et l’Otan, deux organisations que les Américains veulent associer à leurs plans.
Le président américain George W. Bush voudrait faire de ce projet un élément central du sommet du G8 prévu en juin prochain à Sea Island, dans l’État américain de Georgie.
Ce dossier devrait être en bonne place lors d’une réunion ministérielle entre les États-Unis et l’Union européenne aujourd’hui à Washington, selon des sources américaines.
En Syrie, un pays aux relations tendues avec les États-Unis, le quotidien gouvernemental Techrine a écrit samedi que ce projet « inacceptable » a « été lancé pour détourner l’attention du conflit israélo-arabe ».
Les critiques sont aussi venues du Caire et de Ryad, deux pays pro-occidentaux dont l’aval conditionne largement le succès des initiatives américaines.
Les États-Unis entament actuellement une vaste offensive diplomatique pour expliquer leurs projets de soutien aux réformes démocratiques et économiques au Moyen-Orient, très décriés dans la région.
Un haut responsable américain, le sous-secrétaire d’État chargé des Affaires politiques, Marc Grossman, a quitté Washington hier pour se rendre en Jordanie, en Egypte, au Maroc et à Bahreïn pour plaider ce dossier.
Le projet intitulé « Initiative pour le Grand Moyen-Orient », vise, selon ses concepteurs, à encourager les réformes démocratiques et l’ouverture économique dans le monde arabe et d’autres pays musulmans, afin de faire reculer sur le long terme les frustrations et la pauvreté sur lesquelles le terrorisme prospère.
Les bons élèves se verraient offrir soutien et relations privilégiées avec les...
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