Rechercher
Rechercher

Actualités

Une nouvelle étape dans le conflit ?

On s’interroge dans les milieux politiques sur l’évolution du conflit israélo-arabe, en particulier sur les volets libanais et syrien à la suite du succès de la première phase de l’opération d’échange de prisonniers, qui a finalement abouti grâce à l’active médiation allemande. Le premier constat que font tous les observateurs est que le dossier des prisonniers entre le Liban et l’État hébreu est désormais clos. Il reste certes encore une deuxième phase à achever au cours des prochains mois, mais elle se présente sous de bons augures, grâce au succès de la première, de loin la plus importante. Sur le plan strictement bilatéral, l’unique contentieux qui reste est celui de l’occupation par Israël des fermes de Chebaa. Tant que cette occupation durera, le Liban officiel estime de son droit de recourir à tous les moyens, y compris armés, dans le but de libérer son territoire. Les observateurs sont toutefois partagés pour ce qui est de déterminer l’impact qu’aura le bouclage du dossier des prisonniers sur l’avenir immédiat. Certains estiment que ce développement ouvre une nouvelle ère dans le conflit israélo-arabe et qu’une nouvelle donne apparaîtra rapidement à cet égard. D’autres, plus prudents, ne s’attendent pas à des transformations rapides et estiment que la situation sera similaire à celle qui a régné au lendemain du retrait israélien du Liban-Sud, en mai 2000. Ils n’écartent toutefois pas l’apparition progressive de données nouvelles, sauf qu’il est encore trop tôt, à leurs yeux, pour pouvoir en parler. Toujours est-il que pour des sources diplomatiques occidentales, le succès de l’opération d’échange des prisonniers aura, à n’en pas douter, des conséquences positives sur le plan de la situation en général, et du processus de paix en particulier. Ces sources n’hésitent pas à penser que les négociations de paix pourraient ainsi être prochainement relancées, d’autant que la fin du problème des détenus a coïncidé avec l’entrée en ligne de la diplomatie turque qui, à l’occasion du récent réchauffement des relations d’Ankara avec Damas, vient de proposer ses bons offices, en coordination avec Washington, pour tenter de ramener la Syrie et Israël à la table des pourparlers. En outre, souligne-t-on dans certains milieux politiques, ce qui s’est passé au sujet des prisonniers conforte le sentiment que l’Europe est désormais plus à même de contribuer efficacement à régler les contentieux au Proche-Orient. On s’attend d’ailleurs à ce que dans les prochaines semaines, des initiatives diplomatiques occidentales de plus en plus nombreuses soient prises en direction de la région, afin de mettre à profit le climat créé par l’échange des prisonniers. Philippe ABI-AKL
On s’interroge dans les milieux politiques sur l’évolution du conflit israélo-arabe, en particulier sur les volets libanais et syrien à la suite du succès de la première phase de l’opération d’échange de prisonniers, qui a finalement abouti grâce à l’active médiation allemande.
Le premier constat que font tous les observateurs est que le dossier des prisonniers entre le Liban et l’État hébreu est désormais clos. Il reste certes encore une deuxième phase à achever au cours des prochains mois, mais elle se présente sous de bons augures, grâce au succès de la première, de loin la plus importante.
Sur le plan strictement bilatéral, l’unique contentieux qui reste est celui de l’occupation par Israël des fermes de Chebaa. Tant que cette occupation durera, le Liban officiel estime de son droit de recourir...