Monaco, leader du championnat de France de football, veut profiter de la venue du Paris Saint-Germain en Principauté pour marquer à nouveau les esprits et s’affirmer, comme il l’avait fait face à Lyon, face à l’un des prétendants au titre.
Pourtant les choses ont quelque peu changé depuis ce premier match au somment au stade Louis-II. Monaco, alors serein et dominateur dans le jeu, et porté par des succès accumulés, s’était posé en successeur devant le champion en titre. Depuis, Monaco marque le pas, n’est plus tout à fait aussi dominateur et serein, les résultats récents en témoignent avec des matches nuls concédés face à Bastia et Nice, et une qualification aux « forceps » en Coupe de France face à Valenciennes.
Alors le débat entre l’ASM et la PSG pourrait se révéler très intéressant, surtout si Paris, sur sa lancée actuelle (victoire à Marseille en Coupe de France), en venait à tenir tête au leader. Mais les Monégasques réfutent en grande partie le fait qu’ils soient en baisse de régime, à l’image de Patrice Evra, le défenseur. « On reçoit en ce moment beaucoup de critiques sur notre jeu, sous prétexte qu’il n’est plus aussi flamboyant. Je trouve qu’elles sont sévères, comme si, tant qu’on ne fera plus de nouveau un 8-3, on estimera que Monaco n’a pas fait un beau match ! Même en gagnant 3-0 face à Lyon, on a dit qu’on jouait à l’italienne », souligne le défenseur.
« Monaco n’est pas en dessous physiquement et reste solide. On a appris même à gagner ou à accrocher des points pas évidents. On ne peut pas toujours gagner. Parfois il faut se satisfaire de bons points et de victoires pas toujours faciles. « Ils ont dit qu’ils venaient ici pour gagner (ndlr : c’est Sorin qui l’a déclaré après la victoire à Marseille), eh bien ! on va les attendre, on est déterminés à ne pas laisser passer ces trois points à domicile. On verra bien au coup de sifflet final, et que le meilleur gagne. » Autre joueur monégasque « motivé » pour cette rencontre face aux Parisiens, Edoaurd Cissé, prêté à Monaco par Paris, et qui a traversé une période difficile. « J’avais les “boules” d’être écarté sans explications. Dans ces cas-là, on a l’impression d’être un paria. Je devais m’entraîner à part », souligne le milieu de terrain. Auteur de bons matches avec Monaco, il se contente néanmoins de son rôle de remplaçant de luxe derrière les incontestés et incontestables Zikos et Bernardi « C’était le “deal”, et il fonctionne. J’ai du temps de jeu. Monaco m’a redonné la confiance que Paris ne m’a pas permis de retrouver. Mais je ne suis pas revanchard, j’ai juste envie de faire un bon match pour Monaco, pas pour prouver des choses aux dirigents Parisiens », dit-il. Et, comme il a vécu de l’autre côté les rencontres, il sait que Monaco est un peu la « bête noire » des Parisiens qui ne leur ont jamais très bien réussi. « C’est vrai qu’il y a cette image d’un Monaco qui a toujours posé des problèmes au jeu parisien, Monaco c’est, pour eux, l’image d’un rouleau compresseur qui négocie bien ses rendez-vous », précise-t-il.
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Pourtant les choses ont quelque peu changé depuis ce premier match au somment au stade Louis-II. Monaco, alors serein et dominateur dans le jeu, et porté par des succès accumulés, s’était posé en successeur devant le champion en titre. Depuis, Monaco marque le pas, n’est plus tout à fait aussi dominateur et serein, les résultats récents en témoignent avec des matches nuls concédés face à Bastia et Nice, et une qualification aux « forceps » en Coupe de France face à Valenciennes.
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