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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro s’envole de nouveau

L’euro a repris son mouvement ascensionnel face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les commentaires des ministres des Finances européens (Eurogroupe) ont propulsé la monnaie unique tout près du seuil de 1,26 $. Ceux-ci dans leur communiqué final ne se sont pas inquiétés tant des niveaux élevés atteints par l’euro, mais de la vitesse à laquelle il a atteint ces niveaux. Les opérateurs ont donc interprété ce communiqué comme un message d’optimisme de la part de l’Eurogroupe, ce qui les a incités à racheter massivement l’euro, se sentant de nouveau autorisés à le pousser plus haut. De plus, les propos tenus hier par le chef économiste de la BCE, Otmar Issing, devant le Parlement européen ont également agi en faveur de l’euro. Celui-ci, qui s’est dit « préoccupé » par l’appréciation excessive de la monnaie unique, a estimé que ce phénomène serait contrebalancé par la croissance économique dans la zone euro. De ce fait, la publication hier d’indicateurs européens décevant les attentes des économistes n’est pas parvenue à enrayer l’appréciation de l’euro. À cet égard, les intervenants ont ignoré la baisse du baromètre allemand de conjoncture Zew mesurant les prévisions à horison de 6 mois du secteur financier à 72,9 pts en janvier contre 73,4 pts en décembre. Il en est de même de la diminution de 3,8 % des commandes à l’industrie italienne en novembre par rapport à la période correspondante de 2002. Pourtant, le dollar a fait montre de résistance face au yen après la décision de la Banque du Japon d’assouplir sa politique monétaire à l’issue d’une réunion ordinaire de deux jours pour lutter contre la déflation. Mais cette mesure est restée limitée au yen comme en témoigne la remontée de toutes les autres grandes monnaies face au dollar, notamment l’euro, qui s’est finalement adjugé en hausse de 1,82 % à 1,2575 $ contre 1,2350, la veille. En Bourse, les marchés US étaient mitigés, les investisseurs prenant des bénéfices malgré la publication de résultats trimestriels de sociétés meilleurs que prévu comme GM, Citigroup, John & John, Delphi, United Tech., 3M, Continental... L’absence de statistiques économiques et l’attente du discours du président Bush sur l’état de l’Union semblent expliquer ce mouvement. De leur côté, les places européennes, inquiètes de l’envolée de l’euro, ont reculé, mettant un terme à une série de 5 séances consécutives de hausse. À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au-dessus du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 517 et 1 518 LL pour le règlement de la contrevaleur des certificats de dépôt émis par elle et souscrits par certaines banques. À la Bourse de Beyrouth, 48 632 actions A et 1 000 actions B de Solidere ont progressé de 4,71 à 4,75 $ et de 4,70 à 4,72 $, ainsi que 165 actions préf. de la Byblos Bank de 104,10 à 106 $ et 8 107 certificats GDR de la Blom Bank de 23,75 à 23,76 $, 9 000 actions de la Byblos Bank et 25 actions de Beirut Interbank Fund s’étant maintenues à 1,70 $ et à 108,50 $. Élie KAHWAGI
L’euro a repris son mouvement ascensionnel face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les commentaires des ministres des Finances européens (Eurogroupe) ont propulsé la monnaie unique tout près du seuil de 1,26 $. Ceux-ci dans leur communiqué final ne se sont pas inquiétés tant des niveaux élevés atteints par l’euro, mais de la vitesse à laquelle il a atteint ces niveaux. Les opérateurs ont donc interprété ce communiqué comme un message d’optimisme de la part de l’Eurogroupe, ce qui les a incités à racheter massivement l’euro, se sentant de nouveau autorisés à le pousser plus haut. De plus, les propos tenus hier par le chef économiste de la BCE, Otmar Issing, devant le Parlement européen ont également agi en faveur de l’euro. Celui-ci, qui s’est dit « préoccupé » par...