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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro toujours sous pression

L’euro est resté pratiquement sous pression en ce début de semaine sur les marchés des changes, malgré la fermeture des places US en mémoire de Martin Luther King. De nouveaux commentaires s’inquiétant de l’envolée de la monnaie unique alors que se tient à Bruxelles le conseil des ministres des Finances européens (Ecofin) semblent expliquer ce mouvement ainsi que le rapport du département US du Trésor publié vendredi après la clôture, montrant un investissement robuste du secteur privé dans des actifs US. Bien que la présidence irlandaise de l’Union européenne ait déclaré hier que la discussion sur les taux de changes inscrite à l’ordre du jour de cette réunion ne donnera pas lieu à un communiqué, les intervenants ont été très attentifs à la déclaration faite par le président de la Banque centrale autrichienne et gouverneur de la BCE, Klaus Liebscher, au Financial Times. Celui-ci a appelé les États-Unis à envoyer un signal fort pour empêcher que l’euro ne s’apprécie vite, surtout que « nous vivons dans un monde d’interdépendances où nous ne pouvons pas considérer les taux de changes du point de vue de notre seul intérêt propre ». Il en est de même du président du groupe Dassault, qui a indiqué que la hausse récente de l’euro face au dollar est fortement préjudiciable aux industries exportatrices européennes, envisageant même la délocalisation d’une partie de la production de sa société. « Il est sûr que si nous fabriquions nos avions aux États-Unis, nous en vendrions plus », a-t-il dit. Plus tôt dans la journée, la demande du dollar était encouragée aussi par un rapport du département US du Trésor faisant état d’achats nets d’obligations et de bons du Trésor par des étrangers à concurrence de 87,6 mds $ en novembre contre 27,8 mds $ en octobre, calmant les inquiétudes quant à un recul des entrées de capitaux aux États-Unis. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi à l’annonce par Eurostat que l’excédent commercial de la zone euro a reculé de 9,6 mds EUR en octobre à 5 mds en novembre, la monnaie unique est restée sous pression, se négociant à Londres sur un ton faible à 1,2350 $ contre 1,2385 $ vendredi dernier, en baisse de 0,28 %. En Bourse et en l’absence d’indications US, les marchés européens ont terminé en hausse, dans le sillage des gains enregistrés vendredi par Wall Street. Ils ont été tirés par les valeurs technologiques, des assurances, des banques et du secteur pétrolier. À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché par certaines banques pour le règlement d’achats antérieurs de certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL. Mais la contraction de l’offre l’a maintenu au-dessus du haut de sa fourchette d’intervention, soit entre 1 517 et 1 518 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 119 923 actions A et 26 877 actions B de Solidere de 4,58 à 4,71 $ et de 4,55 à 4,70 $ ainsi que de 25 000 certificats GDR de la Blom Bank de 23,50 à 23,75 $, 1 000 actions de la Bank of Beirut et 91 000 actions de la Byblos Bank se maintenant à 7,82 $ et à 1,70 $. Élie KAHWAGI

L’euro est resté pratiquement sous pression en ce début de semaine sur les marchés des changes, malgré la fermeture des places US en mémoire de Martin Luther King. De nouveaux commentaires s’inquiétant de l’envolée de la monnaie unique alors que se tient à Bruxelles le conseil des ministres des Finances européens (Ecofin) semblent expliquer ce mouvement ainsi que le rapport du département US du Trésor publié vendredi après la clôture, montrant un investissement robuste du secteur privé dans des actifs US. Bien que la présidence irlandaise de l’Union européenne ait déclaré hier que la discussion sur les taux de changes inscrite à l’ordre du jour de cette réunion ne donnera pas lieu à un communiqué, les intervenants ont été très attentifs à la déclaration faite par le président de la Banque centrale...