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José Anigo, le fidèle

José Anigo, nommé entraîneur de Marseille mercredi soir en remplacement d’Alain Perrin, a toujours fait preuve d’un attachement sans faille à l’OM, faisant de lui, aux yeux de Christophe Bouchet, la personne idoine pour apporter ce « supplément d’âme » dont le club a besoin. Déjà appelé à la rescousse en juillet 2001 pour remplacer le Croate Tomislav Ivic, un épisode qui avait tourné court (un mois), Anigo, 42 ans, connaît le club « comme (sa) poche » pour y avoir passé l’essentiel de sa carrière de joueur puis entraîné les équipes de jeunes et encadré le centre de formation. Pour Bouchet, il fait partie de ceux qui font au quotidien « la démonstration d’un amour du club ». « (...) José Anigo a toujours montré son engagement total pour l’OM, en tant que joueur, en tant qu’entraîneur de la CFA, à laquelle il a donné son premier titre de champion de France et au centre de formation qu’il dirige », louait le président marseillais mercredi. « Je sais qu’il donnera tout jusqu’à la dernière goutte de sueur pour le club (...) », poursuivait-il. Car Anigo, né à Marseille, est un fidèle. Première licence à l’OM en 1975, à 14 ans. Puis la Coupe Gambardella en 1979 et l’entrée dans le cœur des supporteurs phocéens en 1981, au sein de la génération « des minots », en tant qu’arrière latéral à la réputation de « rugueux ». Les minots sauvent le club de la descente en D3 et Anigo porte moustache et chevelure drue. « Tempêtes » En 1984, il participe à la remontée en D1. Il demeure à l’OM après la reprise du club par Bernard Tapie en 1986 avant de partir pour Nîmes en 1987. Retour à Marseille en 1990 pour jouer en D3, dans le club de quartier d’Endoume, dont il devient ensuite entraîneur. En 1996, il manque d’éliminer l’OM en Coupe de France avec Endoume. Puis en 1997, il revient à l’OM en tant qu’entraîneur des jeunes. Choisi par Ivic comme adjoint en avril 2001, il le remplace trois mois plus tard. « Je connais ce club comme ma poche. J’en ai connu des tempêtes ici, autrement plus graves qu’en ce moment », assurait Anigo en juillet 2001, pour son intronisation comme entraîneur de L1. Mais pour avoir tenu tête au dirigiste Bernard Tapie, qui voulait un entraîneur à sa botte, la parenthèse Anigo a été de courte durée. Recasé au centre de formation grâce à de solides appuis au sein du club, il mène vite la CFA au titre de champion de France. Franc et direct – il n’a jamais caché son peu de respect pour Alain Perrin –, Anigo se voit proposer un nouveau défi : relancer, avec ses qualités de meneur d’hommes plus qu’avec des principes tactiques, un groupe déboussolé.
José Anigo, nommé entraîneur de Marseille mercredi soir en remplacement d’Alain Perrin, a toujours fait preuve d’un attachement sans faille à l’OM, faisant de lui, aux yeux de Christophe Bouchet, la personne idoine pour apporter ce « supplément d’âme » dont le club a besoin.
Déjà appelé à la rescousse en juillet 2001 pour remplacer le Croate Tomislav Ivic, un épisode qui avait tourné court (un mois), Anigo, 42 ans, connaît le club « comme (sa) poche » pour y avoir passé l’essentiel de sa carrière de joueur puis entraîné les équipes de jeunes et encadré le centre de formation. Pour Bouchet, il fait partie de ceux qui font au quotidien « la démonstration d’un amour du club ». « (...) José Anigo a toujours montré son engagement total pour l’OM, en tant que joueur, en tant qu’entraîneur de la...