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Actualités - Chronologie

LIBYE Tripoli œuvre pour son retour au sein de la communauté internationale

En l’espace de trois semaines, la Libye a mené à marche forcée un processus de normalisation avec la communauté internationale, ses dirigeants affirmant maintenant vouloir engranger les dividendes de leur nouvelle politique. Quinze ans après l’attentat contre un avion français attribué à Tripoli, les familles de victimes du DC-10 d’UTA ont signé le 9 janvier à Paris avec la Libye un accord d’indemnisation qui lève le dernier obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays, fluctuantes depuis vingt ans. Au total, la Libye s’est engagée à verser 170 millions de dollars aux familles des victimes de cet attentat perpétré en 1989 et qui a fait 170 morts, dont 54 Français, lorsque l’appareil s’est écrasé dans le désert du Ténéré au Niger. Trois semaines auparavant, le régime du colonel Moammar Kadhafi a surpris le monde en annonçant, après neuf mois de négociations secrètes avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, le démantèlement sous contrôle international de ses armes de destruction massive, admettant même qu’il en fabriquait. Déjà en août, la Libye avait accepté de verser 2,7 milliards de dollars aux familles des victimes de l’attentat de Lockerbie de décembre 1988, obtenant en contrepartie la levée des sanctions de l’Onu contre Tripoli. La presse libyenne a résumé le revirement du bouillant colonel Kadhafi, qui dirige ce riche pays pétrolier depuis 1969, en écrivant qu’il « n’y a pas d’amitié éternelle ni d’animosité durable. Il n’y a que des intérêts ». Pour le ministre libyen des Affaires étrangères Abdelrahmane Chalgham, Tripoli accorde désormais « la priorité à son développement économique » et dit attendre des « investissements étrangers de 8 milliards USD dans les cinq prochaines années ». M. Chalgham, reçu par le président français Jacques Chirac après l’accord d’indemnisation, s’est fait l’avocat d’un renouveau dans les rapports de son pays avec la France. « Aujourd’hui, l’affaire de l’UTA est derrière nous. Nous considérons que nous allons prendre un nouveau départ dans les relations bilatérales dans tous les domaines entre la France et la Libye », a dit le ministre. La Libye veut « travailler » avec la France sur l’Afrique, a-t-il ajouté alors que dans le passé leurs intérêts dans le continent ont souvent été opposés. Il a indiqué avoir eu des entretiens avec les dirigeants français sur la relance des relations économiques, par notamment « une sorte de “feuille de route” pour les entreprises françaises et libyennes en Libye ».

En l’espace de trois semaines, la Libye a mené à marche forcée un processus de normalisation avec la communauté internationale, ses dirigeants affirmant maintenant vouloir engranger les dividendes de leur nouvelle politique.
Quinze ans après l’attentat contre un avion français attribué à Tripoli, les familles de victimes du DC-10 d’UTA ont signé le 9 janvier à Paris avec la Libye un accord d’indemnisation qui lève le dernier obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays, fluctuantes depuis vingt ans.
Au total, la Libye s’est engagée à verser 170 millions de dollars aux familles des victimes de cet attentat perpétré en 1989 et qui a fait 170 morts, dont 54 Français, lorsque l’appareil s’est écrasé dans le désert du Ténéré au Niger.
Trois semaines auparavant, le régime du colonel...