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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fluctuations étroites de l’euro

L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar sur les marchés des changes internationaux avant et après les deux discours prononcés hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, et celui de la Bundesbank, Ernst Welteke. Greenspan, qui s’est montré rassurant sur le déficit courant US, a jugé que son financement ne créait pas de tensions. Et d’ajouter que la baisse de 25 % du dollar face aux autres grandes monnaies depuis le début 2002 n’a pas relancé l’inflation aux États-Unis et devrait maintenir les taux US à un niveau très bas. Quant à Welteke, il a estimé que, pour cette année, les perspectives économiques globales de la zone euro sont bonnes, ajoutant toutefois que l’appréciation de la monnaie unique pourrait freiner la reprise conjoncturelle dans cette région. Ces deux interventions, très attendues par les cambistes, n’ont finalement eu aucun impact sur les marchés, après que les propos tenus par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, eurent brisé l’élan de l’euro, qui avait atteint lundi matin son plus haut niveau historique face au dollar, à 1,2898 $. M. Trichet, qui s’est dit « préoccupé » et « non indifférent » à la forte appréciation de l’euro, avait suggéré que l’on se rapproche du moment où la BCE va être prête à intervenir d’ici à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7 en Floride, les 6 et 7 février. L’euro devrait donc s’effriter puisque les intervenants commencent à devenir réticents à le faire apprécier. Ce phénomène a permis au dollar d’entrer dans une période de stabilisation dans la mesure où les investisseurs estiment devoir réduire leur exposition au risque à la veille du G7. En effet, Il s’est négocié à New York à 1,2765 pour un euro contre 1,2745 la veille, à 1,8465 pour un sterling contre 1,8455, à 1,2215 FS contre 1,2280 et à 106,25 yens contre 106,70. En Bourse, les marchés US ont marqué une pause après leur hausse de lundi, à la veille de la publication d’une série de résultats trimestriels de sociétés. Selon les analystes, il n’y avait rien qui orientait vraiment la cote hier, à part quelques ventes bénéficiaires après l’annonce que les ventes des chaînes de magasins aux États-Unis aient reculé de 0,4 % la semaine dernière. Quant aux Bourses européennes, toujours soucieuses face à la glissade du dollar, elles ont pour la plupart fini en hausse, accaparées qu’elles étaient par les publications de résultats des sociétés. À Beyrouth, la demande du dollar s’est contractée en l’absence de grandes quantités de certificats de dépôt à régler. Mais la rareté de l’offre l’a maintenu toujours au-dessus du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 516,50 et 1 517,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 7 567 actions A et 300 actions B de Solidere de 4,61 à 4,60 $ et de 4,92 à 4,51 $ ainsi que de 1 200 actions de la Bemo Bank de 3,50 à 3,49 $, alors que 1 000 actions de la Byblos Bank progressaient de 1,67 à 1,70 $ et 12 500 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23,50 $. Élie KAHWAGI
L’euro a évolué dans des marges étroites face au dollar sur les marchés des changes internationaux avant et après les deux discours prononcés hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, et celui de la Bundesbank, Ernst Welteke. Greenspan, qui s’est montré rassurant sur le déficit courant US, a jugé que son financement ne créait pas de tensions. Et d’ajouter que la baisse de 25 % du dollar face aux autres grandes monnaies depuis le début 2002 n’a pas relancé l’inflation aux États-Unis et devrait maintenir les taux US à un niveau très bas. Quant à Welteke, il a estimé que, pour cette année, les perspectives économiques globales de la zone euro sont bonnes, ajoutant toutefois que l’appréciation de la monnaie unique pourrait freiner la reprise conjoncturelle dans cette région. Ces deux interventions,...