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Actualités - Chronologie

Beyrouth prévoit une intensification des menaces et des pressions US

L’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, a tenté de minimiser la gravité des menaces du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui avait évoqué la possibilité de l’envoi de troupes spéciales dans la Békaa « pour appréhender des terroristes », indique notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, qui cite des sources diplomatiques. Lundi soir, M. Battle a remis au ministre des Affaires étrangères Jean Obeid une copie de l’exemplaire du quotidien américain Washington Post faisant état de l’entraînement de forces spéciales américaines à des interventions qui seraient menées contre « des terroristes » dans la Békaa et en Somalie, pour lui montrer que le journal n’a fait qu’attribuer de tels propos à Rumsfeld et n’a pas reproduit une déclaration du secrétaire américain à la Défense en ce sens. Selon ces sources, Beyrouth n’a pas été convaincu par les explications du diplomate américain. Et pour cause : si le Washington Post a cité M. Rumsfeld, cela ne veut pas pour autant dire qu’il a mal rapporté ces propos, d’autant qu’il n’y a pas eu de démenti du département américain de la Défense. Beyrouth s’attend même à une intensification des menaces et des pressions américaines au cours des prochaines semaines et espère, indique-t-on de mêmes sources, que Washington prendra en considération l’équilibre interne au Liban avant de prendre une initiative quelconque au niveau de la « lutte contre les terroristes » ou du désarmement du Hezbollah. C’est que Beyrouth est aussi préoccupé par les appels répétés des Américains au désarmement du Hezbollah. De mêmes sources, on rappelle qu’il s’agit principalement d’une revendication israélienne que Washington a repris à son compte et que Tel-Aviv considère comme étant primordiale pour la reprise de ses négociations de paix avec Damas. Mais pour les autorités libanaises, le désarmement du Hezbollah n’aide guère à une reprise des pourparlers de paix avec Israël.
L’ambassadeur des États-Unis, Vincent Battle, a tenté de minimiser la gravité des menaces du secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, qui avait évoqué la possibilité de l’envoi de troupes spéciales dans la Békaa « pour appréhender des terroristes », indique notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, qui cite des sources diplomatiques.
Lundi soir, M. Battle a remis au ministre des Affaires étrangères Jean Obeid une copie de l’exemplaire du quotidien américain Washington Post faisant état de l’entraînement de forces spéciales américaines à des interventions qui seraient menées contre « des terroristes » dans la Békaa et en Somalie, pour lui montrer que le journal n’a fait qu’attribuer de tels propos à Rumsfeld et n’a pas reproduit une déclaration du secrétaire américain...