Il serait inutile et fastidieux de répéter l’inestimable apport de la vaccination à la longévité des hommes. Tout le monde sait aujourd’hui que les vaccins immunisent contre des maladies graves, voire jadis mortelles, en évitant leurs complications. Mais l’avènement du génie génétique, dont la mise au point et l’expansion de nombreux vaccins constituent la source, reste peu familier au grand public. Si on sait que la culture des vaccins viraux, en 1949, par le bactériologiste Enders représente une des performances scientifiques majeures du XXe siècle, on est beaucoup moins informé des particularités de certains d’entre eux, des limites de leur efficacité ou encore des éventuelles réactions individuelles à leur égard.
L’efficacité d’une vaccination est dépendante de certains facteurs dont, abstraction faite du vaccin lui-même, la réponse immunitaire de la personne vaccinée. Il arrive aussi parfois, qu’une vaccination entraîne une réaction anormale.
Même s’il s’agit d’une réaction bénigne, dans la majorité des cas mieux vaut en être informé et en tenir compte pour toute vaccination ultérieure.
Il en est ainsi, si une plaque rouge douloureuse apparaît au niveau du point de l’injection. Réaction parfaitement normale durant les premières 24 à 48 heures qui suivent la vaccination.
Si, toutefois, ces troubles ne régressent pas, spontanément, en quelques jours, sans exiger de traitement particulier, un avis médical s’impose.
Il faudrait indiquer, à ce propos, que le BCG (vaccination contre le bacille de Koch) peut entraîner une ulcération accompagnée d’un ganglion. Ce qui implique une consultation auprès du médecin traitant. Les réactions générales toutefois prononcées (fièvre plus élevée, sensation de malaise, etc.) sont rares.
L’efficacité vaccinale
Dans l’efficacité d’une vaccination interviennent certains facteurs: le vaccin lui-même, le système immunitaire du sujet vacciné, l’âge de la personne et son état de santé général.
Certains vaccins, par ailleurs, entraînent une protection quasi totale. D’autres s’avèrent un peu ou moins efficaces, tout en assurant quand même une protection malgré tout satisfaisante (rougeole, oreillons, coqueluche).
Le vaccin contre le choléra, par contre, n’offre pas la même efficacité, raison pour laquelle il n’est pratiqué qu’épisodiquement, en garantie supplémentaire, faute de mieux...
La réponse immunitaire du sujet joue également un rôle capital. Il faut savoir à ce propos que l’âge diminue inexorablement et notamment l’efficacité immunitaire de l’organisme.
Les vaccins chez l’enfant
Certains vaccins sont particulièrement recommandés, ou même obligatoires chez les enfants.
C’est le cas pour le triple vaccin, contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RDR), qui immunise les petits contre trois maladies qui s’avèrent particulièrement dangereuses au premier âge de la vie. La tolérance du RDR étant bonne, cette vaccination protège efficacement les tout-petits contre des maux qui ont longtemps ravagé, dans le passé, l’enfance. D’autres vaccins, également efficaces, viennent s’ajouter à cette panoplie, évitant les hécatombes d’antan et mettant les petits à l’abri de bon nombre d’infections et de risques graves.
Vaccination et grossesse
Contrairement à certaines idées reçues, les vaccins ne sont nullement contre-indiqués aux femmes enceintes. C’est du moins le cas pour les vaccins élaborés à partir d’éléments (virus ou germes) «inactivés». Ce qui n’est pas le cas des vaccins «vivants» faits à partir d’éléments (souches) de virus «atténués».
Très contre-indiqués, ces derniers présentent le risque de malformations fœtales, d’avortement ou de prématurité (accouchement avant terme).
Interdit également aux femmes enceintes: le vaccin antirubéole. Il ne peut être pratiqué, chez elles, que trois mois (minimum) avant le début d’une grossesse.
Claire GEBEYLI
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L’efficacité d’une vaccination est dépendante de certains facteurs dont,...