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Actualités - Chronologie

Portugal Mobilisation pour la dépénalisation de l’avortement

Associations et personnalités politiques se mobilisent au Portugal afin que l’avortement ne soit plus considéré comme un crime passible de prison, à la veille de la reprise d’un procès à Aveiro. Des manifestations seront organisées aujourd’hui à l’occasion de la troisième session du procès d’Aveiro où comparaissent 17 personnes, dont un médecin et sept femmes, accusées d’avoir pratiqué ou subi une interruption volontaire de grossesse (IVG). Partisans de la dépénalisation totale et catholiques modérés font circuler depuis novembre une pétition réclamant un nouveau référendum sur l’avortement. Plus de 30 000 personnes l’ont déjà signée, mais il faut 75 000 signataires pour que la proposition de référendum soit débattue au parlement. La consultation populaire porterait sur la décriminalisation de l’IVG réalisée au cours des dix premières semaines de grossesse dans un établissement médical reconnu, afin que la femme ne soit plus passible de peine de prison. Un premier référendum avait débouché sur un non (50,9%) à une dépénalisation de l’avortement jusqu’à 10 semaines sur simple demande de la femme. Le Portugal est l’un des pays d’Europe avec l’Irlande où la législation est la plus répressive. L’avortement n’est autorisé qu’en cas de risque pour la vie de la mère et dans des délais limités, en cas de danger pour sa santé physique et psychique, de risque de malformation congénitale des nouveau-nés ou de violences sexuelles. Quelque 20 000 à 40 000 avortements clandestins par an sont réalisés au Portugal, selon le Centre d’études sur l’histoire des femmes. En janvier 2002 une sage-femme reconnue coupable d’avoir pratiqué des avortements clandestins avait été condamnée à huit ans et demi de prison. Elle a été graciée le 25 décembre dernier par le président socialiste Jorge Sampaio. De son côté, l’Église souhaite le statu quo dans ce pays de forte tradition catholique romaine, tout en exprimant sa « compassion ». « L’avortement est une situation criminelle mais les femmes sont des victimes », déclare Vitor Feytor Pinto, porte-parole de l’Église pour la santé.
Associations et personnalités politiques se mobilisent au Portugal afin que l’avortement ne soit plus considéré comme un crime passible de prison, à la veille de la reprise d’un procès à Aveiro.
Des manifestations seront organisées aujourd’hui à l’occasion de la troisième session du procès d’Aveiro où comparaissent 17 personnes, dont un médecin et sept femmes, accusées d’avoir pratiqué ou subi une interruption volontaire de grossesse (IVG).
Partisans de la dépénalisation totale et catholiques modérés font circuler depuis novembre une pétition réclamant un nouveau référendum sur l’avortement. Plus de 30 000 personnes l’ont déjà signée, mais il faut 75 000 signataires pour que la proposition de référendum soit débattue au parlement.
La consultation populaire porterait sur la décriminalisation...