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Actualités - Chronologie

Israël prêt sous conditions au dialogue avec la Libye

Israël s’est dit prêt hier au dialogue avec la Libye à condition que Tripoli renonce au « terrorisme » et détruise ses armes de destruction massive. Lors d’un déplacement en Éthiopie, le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, a cependant refusé de confirmer l’existence de pourparlers, soulignant que la divulgation de toute information mettrait en péril toute percée diplomatique secrète. « Israël serait prêt à engager un dialogue non seulement avec la Libye, mais également avec tout pays arabe recherchant la paix », a-t-il ajouté. Longtemps ennemi juré d’Israël, la Libye a offert refuge pendant des années à des activistes anti-israéliens, dont le Palestinien Abou Nidal, abattu à Bagdad en 2002. En 1973, Israël avait abattu un avion de ligne libyen avec plus d’une centaine de personnes à bord après son entrée dans l’espace aérien israélien. Des rumeurs ont couru sur une possible initiative diplomatique entre les deux pays après l’annonce spectaculaire en décembre de l’abandon par la Libye de ses armes non conventionnelles à la suite de négociations secrètes avec les États-Unis et la Grande-Bretagne. De sources politiques à Jérusalem, on a confirmé qu’un responsable de haut rang du ministère des Affaires étrangères israélien, Ron Prosor, avait rencontré un représentant libyen fin décembre pour évoquer l’ouverture d’un dialogue entre les deux pays. De mêmes sources, on a indiqué que le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait été informé des résultats de cette rencontre, dont on ne sait si elle a permis un quelconque progrès. La Libye a toutefois qualifié les informations sur cette rencontre secrète de rumeurs sans fondement. Ephraïm Sneh, député de l’opposition travailliste israélienne, a, pour sa part, indiqué qu’il avait rencontré en août Saïf al-Islam Kadhafi, fils et probable successeur du dirigeant libyen Moammar Kadhafi, en compagnie d’un membre du Shinouï, parti laïc de la coalition gouvernementale de Sharon. Là aussi, les autorités libyennes ont démenti tout contact direct entre Saïf al-Islam et tout responsable israélien en 2003. Elles ont indiqué que le fils de Khadafi avait seulement participé avec environ un millier d’autres personnes originaires d’une quinzaine de pays à une conférence internationale au cours de l’été à Athènes.
Israël s’est dit prêt hier au dialogue avec la Libye à condition que Tripoli renonce au « terrorisme » et détruise ses armes de destruction massive. Lors d’un déplacement en Éthiopie, le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, a cependant refusé de confirmer l’existence de pourparlers, soulignant que la divulgation de toute information mettrait en péril toute percée diplomatique secrète. « Israël serait prêt à engager un dialogue non seulement avec la Libye, mais également avec tout pays arabe recherchant la paix », a-t-il ajouté.
Longtemps ennemi juré d’Israël, la Libye a offert refuge pendant des années à des activistes anti-israéliens, dont le Palestinien Abou Nidal, abattu à Bagdad en 2002. En 1973, Israël avait abattu un avion de ligne libyen avec plus d’une centaine de...