G7 : Paris s’attend à une réunion difficile
La France s’attend à des échanges « francs » et à une réunion plutôt difficile, à l’occasion de la rencontre des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales du G7 demain et samedi à Boca Raton (Floride), a indiqué le directeur français du Trésor Jean-Pierre Jouyet.
La traditionnelle discussion sur la situation économique mondiale devrait être dominée par la problématique de la dégringolade du dollar, qui menace la compétitivité à l’exportation des entreprises de la zone euro et du Japon. Les pays du G7 vont essayer de s’entendre sur un message commun à adresser aux marchés.
France : déficit public à 4,2% du PIB
Le déficit public français a atteint en 2003 environ 4,2 % du produit intérieur brut (PIB), au-delà des 4 % prévus par le gouvernement, selon le quotidien La Tribune paru hier, un chiffre que le ministre délégué au Budget s’est toutefois refusé à confirmer.
« À ce stade, il est prématuré de donner des chiffres (...) Nous n’avons pas tous les comptes agrégés donc il est à mes yeux impossible aujourd’hui de pouvoir établir ce calcul », a déclaré Alain Lambert, interrogé par des journalistes, à l’issue du Conseil des ministres. Selon le quotidien, les récentes indications concernant les administrations sociales vont dans le sens d’une aggravation : l’Unedic aurait ainsi enregistré un déficit de 4,3 milliards d’euros, soit un milliard de plus que les prévisions initiales.
Zone euro : taux
d’inflation stable à 2 %
Le taux d’inflation dans la zone euro est resté stable en janvier par rapport au mois précédent, à 2 % sur un an, selon la première estimation de l’Office européen des statistiques Eurostat, publiée hier.
En décembre, la hausse des prix avait décéléré à 2 % sur un an, contre 2,2 % en novembre, en raison notamment d’une appréciation de l’euro, qui réduit les prix des produits importés.
Le taux d’inflation se maintient ainsi au niveau du plafond de 2 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE) pour l’évolution des prix à la consommation dans la zone euro.
Londres refuse le label « made in EU »
Le gouvernement britannique rejette « tout net » l’idée lancée par la Commission européenne de créer un label « made in Europe » (fabriqué dans l’UE), a déclaré hier le secrétaire d’État au Commerce international, aux Investissements et aux Affaires étrangères, Mike O’Brien.
Dans une réponse écrite à la Commission, rendue publique à Londres, M. O’Brien a précisé qu’une consultation très large auprès de chefs d’entreprise, de commerçants et de consommateurs britanniques avait révélé une opposition écrasante à un label européen.
« Nous pensons sincèrement que le label “made in Britain” est bon pour les affaires et qu’il n’est pas nécessaire de créer un nouveau système d’identification », a-t-il poursuivi.
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