Géorgie Démissions en cascade cinq jours après le départ de Chevardnadze
le 29 novembre 2003 à 00h00
Le ministre des Affaires étrangères géorgien, Irakly Menagarichvili, a démissionné hier et l’intérim a été confié à son premier adjoint, Merab Antadze, a fait savoir un membre du gouvernement. Amiran Kavadze, vice-ministre adjoint des Affaires étrangères, s’est refusé à tout commentaire au sujet des raisons de cette démission, qui survient cinq jours après le départ du président Edouard Chevardnadze sous la pression de la rue. En poste depuis décembre 1995, le chef de la diplomatie était un proche allié de l’ancien chef de l’État. Par ailleurs, la présidente de la commission nationale électorale, très critiquée par l’opposition au lendemain des élections législatives du 2 novembre, a également démissionné de ses fonctions hier. Le nom du successeur de Nana Devdariani, nommée par le président démissionnaire, n’est pas connu pour le moment. Ces démissions font suite à celles, en début de semaine, du ministre de l’Intérieur Koba Narchemashvili et du ministre d’État chargé des relations entre les ministères, Avtandil Dzhorbenadze, considéré comme le numéro deux de l’ancien régime.
Ivanov reçoit les séparatistes Par ailleurs, Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a accueilli hier les dirigeants de trois provinces troublées de Géorgie, alors que Moscou s’interroge sur les relations qu’elle souhaite instaurer avec le nouveau pouvoir en place à Tbilissi. Ivanov a eu des entretiens séparés avec les dirigeants sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. Celles-ci ne sont plus contrôlées par Tbilissi et souhaitent rejoindre le giron russe. Le chef de la diplomatie russe a également rencontré le dirigeant de l’Adjarie, qui n’a jamais prôné la sécession mais ne fait pas mystère de ses relations antagonistes avec les nouveaux dirigeants géorgiens, en particulier Mikhaïl Saakashvili, probable futur président de l’ex-république soviétique. Sous Chevardnadze, les relations entre la Russie et la Géorgie étaient déjà tumultueuses suite à l’encouragement, par Moscou, des velléités séparatistes. Les relations avec le nouveau pouvoir en place ne s’annoncent pas non plus de tout repos. Si l’on en croit les Izvestia, le Kremlin pourrait manigancer une rupture formelle entre la Géorgie et les deux régions – Abkhazie et Ossétie – les plus hostiles à la mainmise de Tbilissi.
Le ministre des Affaires étrangères géorgien, Irakly Menagarichvili, a démissionné hier et l’intérim a été confié à son premier adjoint, Merab Antadze, a fait savoir un membre du gouvernement. Amiran Kavadze, vice-ministre adjoint des Affaires étrangères, s’est refusé à tout commentaire au sujet des raisons de cette démission, qui survient cinq jours après le départ du président Edouard Chevardnadze sous la pression de la rue. En poste depuis décembre 1995, le chef de la diplomatie était un proche allié de l’ancien chef de l’État. Par ailleurs, la présidente de la commission nationale électorale, très critiquée par l’opposition au lendemain des élections législatives du 2 novembre, a également démissionné de ses fonctions hier.Le nom du successeur de Nana Devdariani, nommée par le président...
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