La conseillère présidentielle pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, qui a accompagné George W. Bush à Bagdad, a fait la tournée des grandes chaînes de télévision américaines pour assurer que la situation s’améliorait en Irak.
« Il est simplement faux de dire que rien n’a changé » pendant les huit mois d’occupation américaine en Irak, a déclaré Mme Rice à la chaîne ABC après son retour au ranch présidentiel texan de Crawford. « Les Irakiens sont en train de prendre le contrôle de leur propre avenir. La plus grande partie du pays reste stable. Les Irakiens sont en train de préparer le transfert de souveraineté, ils occupent les postes dans les ministères, les écoles rouvrent », a souligné Mme Rice dans ses interventions télévisées.
La conseillère présidentielle a justifié le luxe de précautions extraordinaires déployées pour tenir ce voyage secret jusqu’au départ de M. Bush de Bagdad. « Les voyages présidentiels requièrent des mesures de sécurité extraordinaires en toute circonstance. En l’occurrence, celui-ci devait faire l’objet de mesures de sécurité encore plus extraordinaires, mais le président voulait adresser un message », a-t-elle dit. « Nous tentons toujours de nous débarrasser des terribles stigmates du régime de Saddam Hussein (...) De toute évidence, l’Irak est encore un endroit dangereux, ce n’est un secret pour personne », a relevé Mme Rice.
Pris au dépourvu par ce déplacement totalement inattendu, les principaux adversaires démocrates du président pour la course à la Maison-Blanche en 2004 ont d’abord, comme le sénateur John Kerry (Massachusetts) donné un coup de chapeau à M. Bush. « Ce voyage, a-t-il dit dans un communiqué, était une initiative bienvenue pour le pays », tandis que le bras droit d’un autre prétendant démocrate à la Maison-Blanche, le sénateur John Edwards (Caroline du Nord), a parlé d’ « initiative osée et de grande politique ». Mais les ténors de l’opposition se sont empressés après ces hommages de rigueur de relativiser l’impact du déplacement. « Ce voyage a souligné à quel point l’insécurité règne en Irak et à quel point nous avons besoin de la présence de nos alliés » sur place, a déclaré Jamal Simmons, porte-parole du candidat démocrate Wesley Clark. « Cette visite ne change rien au fait que nos braves militaires n’auraient jamais dû être envoyés en Irak pour combattre », a renchéri Jay Carson, le porte-parole de Howard Dean, l’un des favoris dans la course à l’investiture démocrate.


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