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Berlin ne s’inquiète pas, les exportateurs si...

Le gouvernement allemand a estimé hier que le niveau de l’euro, qui a dépassé dans la journée pour la première fois de son histoire 1,20 dollar, ne constitue « pas encore un motif d’inquiétude », une confiance que ne partage pas le secteur industriel exportateur.
« On doit observer ça de près, la façon dont le cours de l’euro évolue est un point important pour l’économie exportatrice. Mais pour l’instant, ce n’est pas encore un motif d’inquiétude », a commenté une porte-parole du ministère de l’Économie et du Travail à la conférence de presse régulière du gouvernement.
« La vitesse de la hausse (de l’euro) nous cause du souci », a en revanche reconnu le président de la fédération allemande du commerce extérieur et de gros (BGA), Anton Boerner, interrogé par l’AFP.
Les pronostics de la BGA d’une hausse des exportations allemandes de 3-3,5 % cette année et de 4,5 % l’an prochain sont « devenues un peu plus incertaines », a-t-il estimé. Et le gouvernement devrait aussi « se faire de gros soucis » en se demandant si son pronostic d’une croissance du PIB de 1,5 % à 2 % l’an prochain est « encore réaliste », a-t-il ajouté.
Le maintien de la devise européenne à un niveau élevé « signifie que l’exportateur doit rendre son activité plus compétitive, surveiller les coûts et songer à une rationalisation - Avec toutes les conséquences pour les salariés », a-t-il prévenu.
L’euro fort pèse surtout sur les exportations vers les USA de marchandises de gros tonnage et de matières premières chimiques, selon Anton Boerner qui relativise en revanche les risques pour l’industrie automobile. « Le marché automobile est davantage dépendant de la situation conjoncturelle. Si l’économie marche bien, les clients sont également prêts à poser un peu plus sur le comptoir pour un symbole de statut comme la voiture », a-t-il jugé.
Le gouvernement allemand a estimé hier que le niveau de l’euro, qui a dépassé dans la journée pour la première fois de son histoire 1,20 dollar, ne constitue « pas encore un motif d’inquiétude », une confiance que ne partage pas le secteur industriel exportateur.« On doit observer ça de près, la façon dont le cours de l’euro évolue est un point important pour l’économie exportatrice. Mais pour l’instant, ce n’est pas encore un motif d’inquiétude », a commenté une porte-parole du ministère de l’Économie et du Travail à la conférence de presse régulière du gouvernement.« La vitesse de la hausse (de l’euro) nous cause du souci », a en revanche reconnu le président de la fédération allemande du commerce extérieur et de gros (BGA), Anton Boerner, interrogé par l’AFP.Les pronostics de la BGA...