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Changes et Bourses L’euro, de record en record


L’euro a poursuivi son envolée face au dollar, établissant coup sur coup hier trois nouveaux records historiques, à 1,2519 $ puis à 1,2535 $ avant de reprendre son souffle pour rebondir jusqu’à 1,2562 $. Ce mouvement s’est produit à une séance de la fin de l’année, lui permettant d’achever celle-ci comme il l’avait commencée, dans l’euphorie, avec un gain de 21 % face au billet vert. La faiblesse des volumes d’échanges en cette période de fêtes et les déséquilibres de l’économie US semblent expliquer cet accès de faiblesse du dollar. Aux énormes déficits des comptes courants et budgétaires des États-Unis, se sont ajoutées hier des statistiques US très décevantes. À cet égard, les quelques opérateurs présents sur le marché ont été choqués par le recul inattendu de l’indice de confiance des consommateurs US à 91,3 pts en décembre contre 92,5 pts en novembre en raison de craintes sur l’emploi. Cela, d’autant qu’ils venaient d’apprendre des directeurs d’achats de Chicago que leur indice d’activité dans le secteur industriel s’était replié à 59,2 pts contre 64,1 pts et du groupement US des agents immobiliers que les reventes de logements aux États-Unis avaient reculé de 4,6 % en novembre après 3,5 % en octobre. De fait, tout semble en place pour que les pressions sur le dollar se poursuivent au profit de l’euro, malgré la mise en garde de la BCE sur le sujet. Celle-ci a laissé entendre dans son dernier rapport que la flambée de la monnaie unique « introduit un élément d’incertitude » dans ses prévisions en matière de croissance. Mais cette remarque a douché l’enthousiasme pour l’euro ainsi que la déclaration du chef économiste de l’OCDE selon laquelle « les taux de change sont un risque pour la reprise dans la zone euro ». Le dollar est resté ainsi sous pression, se négociant à New York à 1,2555 pour un euro contre 1,2487 la veille, à 1,7785 pour un sterling contre 1,7730, à 1,2424 FS contre 1,2495, tout en se maintenant autour de 107,05 yens dans la crainte d’une intervention de la Banque du Japon.
En Bourse, les marchés US étaient en baisse, les mauvais indicateurs de l’économie publiés hier ayant donné l’opportunité aux investisseurs de prendre leurs bénéfices après les gains de la veille. En effet, l’annonce d’une hausse de 2 % des ventes de magasins aux États-Unis la semaine dernière est passée comme inaperçue. Quant aux Bourses européennes, elles ont fini sur de nouveaux plus hauts de l’année grâce à l’optimisme des opérateurs et aux anticipations de bonnes ventes de Noël de produits électroniques.
À Beyrouth, le marché des changes a fonctionné au ralenti, le dollar se négociant toujours entre 1 516 et 1 518 LL dans des échanges interbancaires peu nourris dans le cadre de l’expédition de quelques affaires courantes.
À la Bourse de Beyrouth, l’année s’est achevée en beauté avec la hausse de 36 087 actions A et de 32 670 actions B de Solidere de 4,40 à 4,72 $ et de 4,62 à 5 $ ainsi que de 500 actions C de la Byblos Bank de 1,66 à 1,70 $ et de 1 025 actions de Beirut Interbank Fund de 108 à 109 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a poursuivi son envolée face au dollar, établissant coup sur coup hier trois nouveaux records historiques, à 1,2519 $ puis à 1,2535 $ avant de reprendre son souffle pour rebondir jusqu’à 1,2562 $. Ce mouvement s’est produit à une séance de la fin de l’année, lui permettant d’achever celle-ci comme il l’avait commencée, dans l’euphorie, avec un gain de 21 % face au billet vert. La faiblesse des volumes d’échanges en cette période de fêtes et les déséquilibres de l’économie US semblent expliquer cet accès de faiblesse du dollar. Aux énormes déficits des comptes courants et budgétaires des États-Unis, se sont ajoutées hier des statistiques US très décevantes. À cet égard, les quelques opérateurs présents sur le marché ont été choqués par le recul inattendu de l’indice de confiance...