En ce début de siècle, la fin des idéologies, y compris celle des Lumières, a permis de reposer la question du sens, qu’elles avaient censuré. L’espace est de nouveau dégagé pour une réflexion philosophique et métaphysique. Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? Qu’est-ce que l’univers ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
Le monde physique est-il ordonné à l’apparition de la vie humaine ? Cité par le quotidien Le Monde, l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan d’origine vietnamienne penche en faveur de ce prince anthropique. Les astrophysiciens ont testé d’autres univers possibles en modifiant légèrement telle ou telle constante fondamentale de la physique. La question qu’ils se sont posée pour chaque modèle d’Univers est : héberge-t-il la vie et la conscience après une évolution de 14 milliards d’années ? Et la réponse a été le plus souvent négative.
La métaphysique, constate malicieusement Guitton, dans Un siècle, une vie, « est l’occupation incessante, inavouée, de tous les êtres raisonnables. C’est l’effort pour atteindre la réalité ultime, de quelque nom qu’on la nomme, Être, Néant, Dieu… ».
Certains jours, il semble que tous ceux qui vous entourent, vous interrogent et vous provoquent ne font pas autre chose : justifier leur reniement de la religion ou de la morale, apaiser l’inquiétude que ce reniement suscite au fond de leur être.
Le terrorisme qui fait rage repose la question de la vérité, relève encore Guitton. « On ne peut plus dire que la seule vérité, c’est l’accord avec soi. Si tel est le cas, comment condamner le terroriste ? » La vérité doit être recherchée en dehors de la sincérité.
Fady NOUN


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