« Je n’ai jamais vu mes défenseurs jouer aussi mal », avait déploré vendredi Claudio Ranieri, l’entraîneur italien de Chelsea, après la lourde défaite (4-2), à Charlton.
Conséquence : pour recevoir Portsmouth dimanche, Desailly et Glenn Johnson, le jeune défenseur latéral, étaient relégués sur le banc, remplacés par William Gallas et l’expérimenté Mario Melchiot.
Une heure et demie plus tard, les Londoniens, qui n’avaient remporté qu’une seule de leurs quatre dernières rencontres de Premier League, avaient oublié leur « blues » et empoché un succès (3-0), qui les met à quatre points du leader Manchester United et leur rend le sourire.
Peut-être pas cependant à Desailly qui, après deux mois d’indisponibilité pour une blessure à une hanche, a fait son retour début décembre mais pourrait bien faire banquette assez longtemps, tant la paire axiale Gallas-John Terry donne satisfaction.
« À son âge, et avec deux matches aussi rapprochés, il est difficile d’enchaîner », a tempéré Ranieri pour expliquer sa réorganisation en défense.
Démentis
Mais il est clair que les statistiques ne parlent pas en faveur du capitaine de l’équipe de France. En 14 rencontres durant lesquelles Desailly tenait sa place, Chelsea a encaissé 14 buts, alors que l’équipe n’en a pris que 9 durant les 15 matches sans lui.
La défense de Chelsea était de fait difficile à prendre en défaut jusqu’à la défaite à domicile contre Bolton (2-1), le 13 décembre, et un premier but de la tête de Bruno Ngotty.
Contre Charlton, le lendemain de Noël, l’arrière-garde des Bleus a offert quelques cadeaux à une équipe qui n’en demandait pas tant.
Même si Ranieri est un grand partisan du « turn-over », la mise au repos, ou à l’écart, de Desailly a vite allumé les rumeurs de départ.
Évoqué dimanche par la presse anglaise, le départ à Marseille, durant le mercato d’hiver, du joueur formé à Nantes, a été fermement démenti hier par le président marseillais, Christophe Bouchet.
Pour disputer l’Euro 2004 au Portugal, son dernier grand objectif, l’homme aux 111 sélections devra jouer mais, après une carrière longue et riche, il devra aussi se ménager. « J’ai été absent deux mois, c’était une blessure simple », expliquait Desailly début décembre sur son site Internet. « Quand on a été absent des terrains aussi longtemps, on met deux fois plus de temps pour retrouver le rythme des matches et pour récupérer ».
« Décembre, janvier et février sont traditionnellement très chargés en Angleterre, on va avoir plusieurs compétitions à gérer : Coupe, championnat puis Ligue des champions », ajoutait-il, comme pour prévenir à l’avance de ses absences.


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