Le dollar a évolué dans des marges très étroites face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur des marchés des changes sans grand volume d’achats à la veille du long chômage de Noël. La publication d’une série de statistiques US encourageantes n’a guère eu d’impact positif sur le billet vert à cause du relèvement du niveau d’alerte terroriste par la Maison-Blanche et les craintes d’attentats contre des objectifs US à l’intérieur et en dehors des États-Unis. Dans ce contexte, l’annonce par le département US du Commerce que la croissance du PIB américain au 3e trimestre a été la plus forte depuis 9 ans, avec un bond confirmé de 8,2 %, n’a guère ému la communauté financière. Il en est de même de la révision en hausse de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie US calculé par l’Université du Michigan à 92,6 pts en décembre, selon un chiffre définitif publié hier, au lieu d’une précédente estimation de 89,6 pts, et qui est passée inaperçue. Enfin, les opérateurs ont ignoré l’augmentation des revenus des ménages US (+0,5 %) et de leurs dépenses (+0,4 %) en novembre, estimant devoir rester sur la défensive en raison des inquiétudes liées aussi à l’aggravation des déficits courant et budgétaire US. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la BCE que la zone euro a enregistré en octobre une entrée nette de capitaux de 26,5 mds EUR en terme d’investissements de portefeuille contre 1 md en septembre, témoignant de l’attractivité des marchés financiers de cette région pour les investisseurs étrangers contrairement aux États-Unis. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à la révision en hausse du PIB britannique de 0,7 % à 0,8 % au 3e trimestre et de 2 % à 2,1 % en rythme annuel, le dollar est resté vulnérable, se négociant finalement à New York à 1,2395 pour un euro contre 1,24 la veille, à 1,7635 pour un sterling contre 1,7645, à 1,2590 FS contre 1,2575 et à 107,39 yens contre 107,40.
En Bourse, les marchés US n’ont guère été encouragés par les bons indicateurs économiques, Wall Street ayant souffert de quelques ventes bénéficiaires alors que certaines valeurs du Nasdaq bénéficiaient d’une chasse aux bonnes affaires, dans des volumes très minces. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont pour la plupart terminé sur une note légèrement positive dans des marchés peu volumineux à la veille des fêtes de Noël et de fin d’année.
À Beyrouth, la poursuite de la demande du dollar par certaines banques pour le règlement de leurs achats en certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL fin octobre l’a maintenu toujours au-dessus du haut de sa fourchette d’intervention, entre 1 517 et 1 518 LL sur le marché interbancaire.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 21 484 actions A de Solidere de 4,50 à 4,48 $ et la hausse de 2 200 actions B de la même société de 4,30 à 4,50 $, alors que 9 146 actions C de la Banque Audi et 26 000 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 18,50 $ et à 23 $ respectivement.
Élie KAHWAGI


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