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La revanche de l’ange blond

Il y a deux ans, les oreilles de Pavel Nedved avaient sifflé au soir d’une défaite contre la Belgique en éliminatoires de la Coupe du monde.
Hué par son public, le Tchèque avait alors songé à prendre sa retraite internationale. Le Ballon d’Or 2003 est depuis devenu le rouage essentiel d’une équipe nationale qui n’a perdu aucune de ses 19 dernières rencontres et qui fait figure d’épouvantail avant l’Euro 2004.
Ses remontées de balle incisives, ses passes décisives et son sens du but ont fait du milieu de terrain de la Juventus Turin un joueur redouté. Mais chez lui, le Tchèque était accusé d’avoir une influence négative sur ses équipiers. Les supporteurs, comme les médias, ne l’avaient pas épargné en le désignant responsable de l’absence de la sélection au Mondial 2002. Deux titres de champion d’Italie et une finale de la Ligue des champions plus tard, Nedved revient en pleine lumière.
À 31 ans, le nouveau capitaine de la République tchèque n’a pas raccroché les crampons. « Passé 30 ans, il faut se rendre compte que l’on se doit d’être un exemple pour les jeunes joueurs », dit celui dont le talent a longtemps dormi.
Après avoir été trois fois champion avec le Sparta Prague, il a rejoint la Lazio Rome en 1996. Dans la capitale italienne, il est vite devenu l’un des chouchous du public à qui il a offert une Coupe d’Italie et une Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupe en 1999.

Brillant ou désastreux
La saison suivante, la Lazio décrochait le titre en série A et gagnait à nouveau la Coupe. C’est le moment que choisissait Nedved, le cheveu blond coupé comme un hommage aux Beatles, pour rejoindre la Juventus contre une indemnité de transfert de 41,2 millions d’euros.
Après des débuts difficiles, il séduisait une vieille dame orpheline de son meneur de jeu Zinedine Zidane. « Beaucoup de cheveux, peu de talent », accusait une banderole au stade des Alpes. Aujourd’hui, Nedved est l’ange blond, ou la furie tchèque.
Comme de nombreux gauchers, Nedved a une frappe lourde et précise. Son rythme et sa vision du jeu sont également deux atouts qui en font l’un des tous meilleurs à son poste. Mais le Tchèque fait souvent le funambule sur le fil qui sépare l’excellence du désastre. Il en a apporté la preuve lors de la demi-finale de la Ligue des champions, lorsque la Juve a éliminé le Real Madrid.
Son but a envoyé les Italiens vers une finale qu’il n’a pas disputée pour avoir reçu un carton jaune.
« Je suis si triste que je pourrais mourir », avait-il alors dit.
Mais le sélectionneur Karol Brücner lui a maintenu sa confiance, espérant que Nedved pourra conduire la République tchèque au titre suprême à l’Euro portugais, voire à la Coupe du monde 2006.
Il y a deux ans, les oreilles de Pavel Nedved avaient sifflé au soir d’une défaite contre la Belgique en éliminatoires de la Coupe du monde.Hué par son public, le Tchèque avait alors songé à prendre sa retraite internationale. Le Ballon d’Or 2003 est depuis devenu le rouage essentiel d’une équipe nationale qui n’a perdu aucune de ses 19 dernières rencontres et qui fait figure d’épouvantail avant l’Euro 2004.Ses remontées de balle incisives, ses passes décisives et son sens du but ont fait du milieu de terrain de la Juventus Turin un joueur redouté. Mais chez lui, le Tchèque était accusé d’avoir une influence négative sur ses équipiers. Les supporteurs, comme les médias, ne l’avaient pas épargné en le désignant responsable de l’absence de la sélection au Mondial 2002. Deux titres de champion...