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La Syrie plus que jamais sur la sellette

Après l’annonce par la Libye qu’elle renonce aux armes de destruction massive et la signature par l’Iran du protocole additionnel au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), la Syrie se retrouve plus que jamais sur la sellette dans la région.
Le régime syrien se trouve dans une « situation difficile » en raison des pressions américaines qui vont crescendo depuis la chute de Bagdad le 9 avril, estiment des diplomates.
Parallèlement, Damas déploie des efforts pour briser son « isolement relatif », a affirmé un diplomate occidental en poste à Damas.
Les négociations syro-européennes sur un accord d’association, qui ont stagné pendant des années, se sont achevées début décembre. « Elles ont dû être influencées par la conjoncture », estime ce diplomate qui a requis l’anonymat.
Selon lui, même si l’accord n’est pas signé avant début 2004, la Syrie « rejoint » ainsi le groupe des pays qui s’associent à l’Europe.
La Syrie montre qu’elle adhère aux demandes de Washington qui reproche aux dirigeants syriens de n’avoir pas encore saisi la nouvelle donne créée par la guerre en Irak, où sont stationnés plus de 135 000 soldats américains.
Les États-Unis reconnaissent toutefois la coopération de Damas à la lutte contre le réseau terroriste el-Qaëda, mais ils l’accusent de soutenir activement des mouvements anti-israéliens libanais, le Hezbollah, et le Hamas et le Jihad islamique palestiniens.
En novembre, Damas avait fait un geste en extradant vers la Turquie des suspects dans les attentats d’Istanbul du 15 et du 20 novembre, s’attirant ainsi les louanges de la Grande-Bretagne, fidèle alliée de Washington.
Le président Bachar el-Assad déploie des efforts d’ouverture tous azimuts. Ainsi, il a multiplié les voyages à l’étranger, notamment en Grèce à la mi-décembre, et a reçu à Damas le président brésilien. D’autres voyages sont annoncés pour 2004, notamment en Turquie, membre de l’Otan et fidèle allié des États-Unis.
Rien n’empêche la Syrie, selon des diplomates arabes, de « jouer la transparence », qui fait partie du « dialogue honnête » que Damas propose aux États-Unis pour régler les différends, après le vote par le Congrès américain de la loi de sanctions économiques et diplomatiques contre la Syrie, signée récemment par le président George W. Bush.
Damas se voit reprocher entre autres de détenir des armes chimiques, de chercher à acquérir des armements biologiques et de laisser passer des combattants en Irak à travers une frontière longue de 600 km.
Mais le diplomate occidental à Damas s’est demandé si la Syrie était véritablement montrée du doigt pour le développement des armes de destruction massive (ADM) et « si c’était une réelle préoccupation américaine ».
Dans les milieux diplomatiques arabes, on relève que la Syrie veut régler « par le dialogue » ses différends avec les États-Unis. Elle entend « préserver son amour-propre » et ne pas apparaître comme obéissant aux injonctions américaines.
Ils soulignent la décision des États-Unis de confirmer leur nouvel ambassadeur à Damas, Margaret Scobey, « au moment même » où les sanctions ont été signées par le président Bush le 2 décembre.
Dans des déclarations remarquées au prestigieux journal américain New York Times, le président Assad a exprimé, début décembre, sa volonté de reprendre les négociations de paix avec Israël, qui occupe le plateau syrien du Golan depuis 1967.
Après l’annonce par la Libye qu’elle renonce aux armes de destruction massive et la signature par l’Iran du protocole additionnel au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), la Syrie se retrouve plus que jamais sur la sellette dans la région.Le régime syrien se trouve dans une « situation difficile » en raison des pressions américaines qui vont crescendo depuis la chute de Bagdad le 9 avril, estiment des diplomates.Parallèlement, Damas déploie des efforts pour briser son « isolement relatif », a affirmé un diplomate occidental en poste à Damas.Les négociations syro-européennes sur un accord d’association, qui ont stagné pendant des années, se sont achevées début décembre. « Elles ont dû être influencées par la conjoncture », estime ce diplomate qui a requis l’anonymat.Selon lui, même si...