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Changes et Bourses Recul de l’euro sur prises de bénéfices


L’euro s’est replié face au dollar hier, victime de prises de bénéfices et de rééquilibrages de portefeuilles en devises à la veille du week-end et à l’approche des vacances de Noël et de fin d’année. À cela auraient contribué les premières expressions d’inquiétude à propos de la récente envolée de l’euro qui ont douché l’enthousiasme des investisseurs pour la monnaie unique. Les cambistes ont relevé à cet égard les propos attribués au Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, selon lesquels il y avait « des limites à ne pas franchir concernant la baisse du dollar » et la déclaration du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, au Wall Street Journal qu’« une intervention directe sur le marché des changes restait une option possible pour stopper la hausse de l’euro ». Ils ont fait état aussi de la publication hier du rapport mensuel du ministère allemand des Finances selon lequel « il ne peut pas être exclu que le recul des exportations allemandes de 8,5 % en octobre sur un an à destination des pays hors de l’Union européenne soit dû aux premiers effets ralentisseurs de l’euro fort ». L’autre nouvelle qui a pesé aussi sur la monnaie unique, c’est la révélation sur Parmalat qui a découvert hier un trou noir de 3,95 mds EUR dans les comptes d’une de ses filiales domiciliées aux îles Caïmans. Dans ce contexte, les quelques indicateurs parus hier sont passés au second plan comme l’annonce par Eurostat que la zone euro a enregistré un excédent commercial de 9,7 mds EUR en octobre et par Istat que l’Italie a enregistré en novembre un excédent commercial de 1,239 md EUR. En outre, la publication par l’Insee et par Istat d’autres statistiques selon lesquelles les prix à la consommation ont augmenté en novembre sur un an de 2,3 % en France et de 2,4 % en Italie, excluant toute baisse des taux d’intérêt par la BCE, n’a eu aucun impact positif sur l’euro. C’est ainsi qu’à New York, le dollar est parvenu à recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu, se négociant à 1,2375 pour un euro contre 1,2430 la veille, à 1,7670 pour un sterling contre 1,7730, à 1,2560 FS contre 1,2495 et à 107,85 yens contre 107,55.
En Bourse, les marchés US étaient mitigés à l’issue d’une séance dominée par des opérations techniques liées à l’expiration trimestrielle d’options et de contrats à terme. En outre, les menaces d’attaques terroristes contre de grandes villes US ont fait passer le Nasdaq dans le rouge et réduit les gains de Wall Street. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart fini en hausse, bénéficiant de l’excès de liquidités sur les marchés actions.
À Beyrouth, le dollar est resté recherché sur le marché interbancaire à des taux supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL, soit entre 1 501 et 1 514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 2 482 actions A et de 10 000 actions B de Solidere de 4,71 à 4,45 $ et de 5 à 4,47 $ avec la hausse de 1 309 actions C de la Byblos Bank de 1,69 à 1,70 $ et le maintien de 7 500 certificats GDR de la Blom Bank à 23 $.
Élie KAHWAGI
L’euro s’est replié face au dollar hier, victime de prises de bénéfices et de rééquilibrages de portefeuilles en devises à la veille du week-end et à l’approche des vacances de Noël et de fin d’année. À cela auraient contribué les premières expressions d’inquiétude à propos de la récente envolée de l’euro qui ont douché l’enthousiasme des investisseurs pour la monnaie unique. Les cambistes ont relevé à cet égard les propos attribués au Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, selon lesquels il y avait « des limites à ne pas franchir concernant la baisse du dollar » et la déclaration du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, au Wall Street Journal qu’« une intervention directe sur le marché des changes restait une option possible pour stopper la hausse de l’euro ». Ils ont fait...