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Herminator, le retour(PHOTO)

Herminator, le retour, ce n’est pas seulement une fiction : l’Autrichien Hermann Maier, grièvement blessé dans un accident de moto le 24 août 2001, a non seulement effectué sa rentrée en compétition 17 mois plus tard, mais il commande à nouveau la Coupe du monde de ski alpin, qu’il a déjà remportée trois fois.
Le skieur de Flachau avait échappé à l’amputation de sa jambe droite grâce à une robuste constitution et au talent du Dr Arthur Trost, le chirurgien qui l’avait opéré à la clinique universitaire de Salzbourg.
Le double champion du monde et olympique trouva dans cette chance la motivation pour relever un incroyable défi : redevenir le grand Hermann, celui qui avait régné sans partage, enchaînant les victoires à un rythme fou (42 en Coupe du monde entre 1997 et 2001).
Pendant plusieurs mois, le grand Cirque blanc vécut au rythme d’informations contradictoires. Beaucoup assuraient que Maier ne rechausserait plus jamais les skis de compétition et que « le faux suspense » était orchestré par lui-même et ses parraineurs.
Pourtant, c’est bien Maier qui descendait la pente du Kuonisbaergli, lors du slalom géant d’Adelboden (Suisse) le 14 janvier dernier, avec le dossard 13. Il termina 31e de la première manche, éliminé pour cinq centièmes de seconde.

Comme Lauda et Muster
Sur le coup, ce résultat pouvait paraître décevant. En fait, fidèle à son image, Maier avait choisi la discipline la plus exigeante et la piste la plus difficile pour théâtre de son retour. Après s’être testé dans les épreuves de vitesse à Wengen (Suisse), Herminator remporta le super G de Kitzbuehel (Autriche), le 27 janvier. Il rejoignait ses compatriotes Niki Lauda, le pilote de Formule 1, et le joueur de tennis Thomas Muster qui avaient réalisé à leur manière d’autres retours inespérés.
Maier confirma par une médaille d’argent, toujours en super G, aux Mondiaux de Saint-Moritz (Suisse). Qui aurait pu être d’or s’il n’avait pas « trop arrondi ses trajectoires » dans la partie finale de la course, déclara-t-il, furieux. Son appétit vorace ne l’avait pas quitté.
Puis il se fit retirer la broche de 36 cm.
La saison 2003-2004 commença par une 16e place au slalom géant de Soelden (Autriche). À l’évidence, Maier avait des difficultés à maîtriser les virages à gauche, à cause de l’appui mal assuré de la jambe droite. On apprit trois semaines plus tard qu’il souffrait aussi d’une côte fêlée.
La dramaturgie était en place pour le show américain. À Park City, Maier refit surface en slalom géant (7e). « Je suis très étonné de ma performance car ce n’était que mon troisième géant depuis mon retour, remarqua-t-il. C’est un résultat sur lequel je peux construire quelque chose de mieux. »
L’ancien maçon a vite reconstruit. Il a remporté le super G de Lake Louise (Canada), le 30 novembre, puis dominé une des deux descentes de Beaver Creek (États-Unis), le 6 décembre. Sa 44e victoire en Coupe du monde. Le lendemain, jour de son 31e anniversaire, le meilleur skieur du monde a pris la deuxième place du super G.
Le Maier nouveau semble aussi fort que l’original. Seule différence : une légère claudication quand il redevient un homme ordinaire.
Herminator, le retour, ce n’est pas seulement une fiction : l’Autrichien Hermann Maier, grièvement blessé dans un accident de moto le 24 août 2001, a non seulement effectué sa rentrée en compétition 17 mois plus tard, mais il commande à nouveau la Coupe du monde de ski alpin, qu’il a déjà remportée trois fois.Le skieur de Flachau avait échappé à l’amputation de sa jambe droite grâce à une robuste constitution et au talent du Dr Arthur Trost, le chirurgien qui l’avait opéré à la clinique universitaire de Salzbourg.Le double champion du monde et olympique trouva dans cette chance la motivation pour relever un incroyable défi : redevenir le grand Hermann, celui qui avait régné sans partage, enchaînant les victoires à un rythme fou (42 en Coupe du monde entre 1997 et 2001).Pendant plusieurs mois, le grand...