« Il n’y a pas l’Angliru, pas les Lagos de Covadonga, pas les Pyrénées et pourtant c’est certainement l’une des “Vuelta” les plus montagneuses des 25 dernières années », a résumé, lors de la présentation, le président de la société organisatrice Unipublic, Enrique Franco, qui a également annoncé sa retraite pour la fin de l’année.
Après un contre-la-montre par équipes de 28 km à Leon (Nord-Ouest) le 4 septembre, les coureurs effectueront une boucle de 3 023 km en 21 étapes, dans le sens des aiguilles d’une montre pour rallier Madrid le 26 septembre.
La Vuelta 2004 comporte 11 étapes de moyenne et haute montagne avec sept arrivées au sommet et le passage de 37 cols, dont 4 hors-catégorie, et 13 de 1re catégorie. Côté contre-la-montre, en plus du chrono par équipes, trois épreuves sont au programme. La première (8e étape) comporte 41 km sans grandes difficultés mais avec certainement beaucoup de vent ; la deuxième, un contre-la-montre en côte (15e étape), entre Grenade (Sud) et le sommet de la Sierra Nevada (29 km), devrait là aussi sourire aux grimpeurs ; alors que les rouleurs auront à nouveau l’occasion de briller, voire de refaire leur retard, lors du contre-la-montre final de la 21e et dernière étape dans les rues de Madrid (21 km).
Trois arrivées au sommet devraient par ailleurs être décisives pour l’issue de la Vuelta : la 12e étape (16 septembre) entre Almeria (Sud-Est) et l’Observatoire de Calar Alto (150 km), avec deux cols de première catégorie et un hors-catégorie ; la 17e (22 septembre) entre Plasencia (Ouest) et La Covatilla (178 km) avec un hors-catégorie, deux 1re catégorie et un 2e catégorie ; ainsi que la 20e (25 septembre) entre Alcobendas et Navacerrada (centre) avec quatre cols de première catégorie. Six étapes semblent promises aux sprinteurs.
« C’est une Vuelta pour grimpeurs. Il y a moins de kilomètres en contre-la-montre que l’année dernière et plus de kilomètres de montée », a analysé pour l’AFP le directeur de l’US Postal, Johan Bruyneel. « Il n’y a pas les Pyrénées mais des cols qui n’ont rien à envier aux Alpes. En revanche, je crois que le vainqueur devrait être un homme frais, qui n’a pas disputé le Tour de France, ou en tous les cas pas à fond », a ajouté Bruyneel, dont l’équipe avait remporté la Vuelta l’année dernière avec Roberto Heras. « Cela va être difficile, d’autant que mon premier objectif sera le Tour de France », a estimé pour sa part Heras, vainqueur en 2003 et 2000, et passé entre-temps dans l’équipe Liberty Seguros. « Je crois que le contre-la-montre en côte sera une étape-clé. Il y a beaucoup de kilomètres et les écarts seront importants ».
Par ailleurs, les organisateurs ont décidé de remettre un prix spécial au vainqueur de la 10e étape, entre Alcoi et Xorret de Cati (Est), en hommage à José Maria Jimenez, le coureur espagnol décédé le 7 décembre dernier à 32 ans, et qui s’était imposé au même sommet en 1998.


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