Rechercher
Rechercher

Actualités

Ben Laden, un gibier plus difficile pour les USA

Avec la capture du président irakien Saddam Hussein, le leader d’el-Qaëda, Oussama Ben Laden redevient l’ennemi public numéro un, deux ans après s’être fondu dans la nature à la barbe de l’armée américaine en Afghanistan. « Saddam n’est plus un problème désormais, maintenant l’attention se reporte sur Ben Laden », a jugé l’ambassadeur américain à Kaboul, Zalmay Khalilzad.
La capture de Saddam « montre qu’avec de la détermination, du bon travail et de la patience, on peut arriver à tout », a ajouté le diplomate américain d’origine afghane. « J’espère que les gens comprendront partout dans le monde que les jours de ceux qui terrorisent leur propre peuple et les autres sont comptés », a ajouté l’ambassadeur.
Les spécialistes de l’Afghanistan soulignent néanmoins les différences entre le sort du leader d’el-Qaëda et de ses complices de l’ex-régime fondamentaliste des talibans et celui de l’ancien président irakien.
Plus encore que le relief, essentiellement montagneux, de l’Afghanistan, c’est la proximité du Pakistan et l’existence de la zone tribale pachtoune à cheval sur les deux pays qui compliquent la tâche des recherches.
Le Pakistan et l’Afghanistan partagent une frontière de 2 500 km, qui traverse sur 1 500 km les régions pachtounes, peuplées de tribus farouchement autonomes qui constituaient le fer de lance du régime des talibans. Les tribus pachtounes, d’un islamisme très conservateur et antiaméricain, ont également un code d’honneur qui leur impose d’offrir l’hospitalité aux fugitifs. « Ben Laden a tellement aidé les habitants de ces régions du temps de la lutte contre les Soviétiques et pendant le régime des talibans que ce serait un honneur pour les Pachtouns de lui rendre service », notait récemment le journaliste pakistanais Ahmed Rashid, un spécialiste de l’Afghanistan.
Les autorités afghanes restent optimistes : « La capture de Saddam est un avertissement à tous les terroristes comme Ben Laden ou le mollah Omar », chef spirituel du régime des talibans, a affirmé un porte-parole du président afghan Hamid Karzaï.
Le ministre adjoint de l’Intérieur, le général Hillaludin Hilal, estimait pour sa part que la capture de Saddam aurait « un impact positif » sur la recherche de Ben Laden, que certains donnent parfois pour mort.
Devant son échec à mettre la main sur le commanditaire présumé des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, l’armée américaine minimise son influence. « Le but ici en Afghanistan c’est de mettre en place un environnement stable et cela ne se limite pas au sort d’une seule personne », estime le commandant Merino.
« Si quelqu’un nous dit où il se trouve, nous irons le chercher, mais nous ne dirigeons pas tous nos efforts à rechercher une personne parce qu’une personne n’est pas l’ennemi à elle seule », justifie l’officier américain.
Avec la capture du président irakien Saddam Hussein, le leader d’el-Qaëda, Oussama Ben Laden redevient l’ennemi public numéro un, deux ans après s’être fondu dans la nature à la barbe de l’armée américaine en Afghanistan. « Saddam n’est plus un problème désormais, maintenant l’attention se reporte sur Ben Laden », a jugé l’ambassadeur américain à Kaboul, Zalmay Khalilzad.La capture de Saddam « montre qu’avec de la détermination, du bon travail et de la patience, on peut arriver à tout », a ajouté le diplomate américain d’origine afghane. « J’espère que les gens comprendront partout dans le monde que les jours de ceux qui terrorisent leur propre peuple et les autres sont comptés », a ajouté l’ambassadeur. Les spécialistes de l’Afghanistan soulignent néanmoins les différences entre le...