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Les tests ADN, une technique infaillible

Les tests ADN, utilisés pour confirmer l’identité de Saddam Hussein et vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un sosie, résultent d’une technique mise au point par les Britanniques il y a près de vingt ans et utilisée aussi bien dans les enquêtes criminelles que dans des actions en recherche de paternité.
« C’est un outil extraordinaire (...), voici un nouvel exemple de l’importance que peuvent avoir les empreintes ADN », a déclaré hier Alec Jeffreys, le scientifique britannique inventeur de cette technique.
À partir d’un peu de salive, d’un cheveu ou d’une trace de peau morte, la technique consiste d’abord à extraire l’ADN par un procédé chimique et de chauffage qui casse la cellule et son noyau. Dans le noyau de chaque cellule, se trouvent en effet des molécules d’acide désoxyribonucléique, l’ADN, dont la composition est unique pour chaque personne. La molécule d’ADN ressemble à un code-barre.
Le procédé consiste ensuite à amplifier la séquence d’ADN en la reproduisant plusieurs dizaines de milliers de fois. Enfin, des appareils spéciaux, dits d’électrophorèse capillaire, « lisent » l’ADN en la transformant en un code numérique.
« Dans le passé, il y a une vingtaine d’années, il fallait attendre parfois deux semaines » (avant d’avoir les résultats), a rappelé Sir Alec. « Si on s’y met à fond, en quelques heures on peut avoir la réponse. On ne parle plus en jours », a précisé le scientifique, admettant toutefois qu’il était « impressionné » par la vitesse à laquelle ces tests ont été réalisés.
« Dans le cas de Saddam Hussein, vous comparez avec l’empreinte génétique qui a pu être relevée sur des proches parents, notamment bien sûr ses deux fils », a indiqué Sir Alec. Le président du Conseil du gouvernement provisoire irakien Abdel-Aziz al-Hakim avait affirmé dimanche que l’identité du « criminel » Saddam Hussein avait été confirmée par un test ADN.
Les tests ADN, utilisés pour confirmer l’identité de Saddam Hussein et vérifier qu’il ne s’agissait pas d’un sosie, résultent d’une technique mise au point par les Britanniques il y a près de vingt ans et utilisée aussi bien dans les enquêtes criminelles que dans des actions en recherche de paternité.« C’est un outil extraordinaire (...), voici un nouvel exemple de l’importance que peuvent avoir les empreintes ADN », a déclaré hier Alec Jeffreys, le scientifique britannique inventeur de cette technique.À partir d’un peu de salive, d’un cheveu ou d’une trace de peau morte, la technique consiste d’abord à extraire l’ADN par un procédé chimique et de chauffage qui casse la cellule et son noyau. Dans le noyau de chaque cellule, se trouvent en effet des molécules d’acide désoxyribonucléique,...