Le président français Jacques Chirac « se réjouit de l’arrestation de Saddam Hussein. C’est un événement majeur qui devrait fortement contribuer à la démocratisation et à la stabilisation de l’Irak », a déclaré Catherine Colonna, porte-parole de l’Élysée.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a estimé qu’il fallait « mettre le passé derrière nous », ajoutant que seule « une petite minorité » d’Irakiens était partisane d’un retour au pouvoir de Saddam Hussein. « Ils doivent savoir que leur cause est désormais vaine ».
Le président du gouvernement espagnol José-Maria Aznar a déclaré que le moment était venu pour Saddam Hussein de « payer pour ses crimes », affirmant que l’ex-président était « directement responsable de la mort de millions de personnes ».
Le chancelier allemand Gerhard Schröder a félicité le président américain pour cette capture et exprimé l’espoir « que son arrestation va soutenir les efforts de la communauté internationale pour la reconstruction et la stabilisation de l’Irak ».
Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé que la capture du dictateur était « un coup décisif contre les guérilleros irakiens qui sèment la mort ».
Le secrétaire du gouvernement japonais Yasuo Fukuda a salué l’annonce, tout en estimant qu’« il est trop optimiste de prétendre que (cette capture) va conduire immédiatement à l’arrêt des activités des partisans du régime de Saddam Hussein et des terroristes étrangers (en Irak) ».
Au Proche-Orient, seuls Israël, le Koweït et l’Iran se sont ouvertement félicités de l’arrestation de Saddam Hussein. « C’est une excellente nouvelle pour Israël et une preuve que la communauté internationale ne tolérera pas qu’un État totalitaire soutienne le terrorisme international », a déclaré le président israélien Moshé Katzav. « C’est un instant que nous, comme ailleurs dans le monde, avons tellement attendu : voir l’arrestation de ce tyran qui a terrifié son propre peuple et plusieurs autres dans le monde », a affirmé le ministre koweïtien de l’Information Mohammed Abdallah Abou al-Hassan, dont le pays avait été occupé par l’Irak en 1990-1991.
Le vice-président iranien Mohammed Ali Abtahi s’est réjoui de la capture d’un « criminel qui a commis tant de crimes contre les Iraniens », dans la première réaction officielle d’un pays qui a livré à l’Irak de Saddam Hussein une guerre sanglante de huit ans.
Les autres réactions arabes ont été plus circonspectes.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a exprimé l’espoir que la capture de Saddam Hussein « accélère le processus permettant au peuple irakien de recouvrer sa souveraineté et de prendre en main les affaires du pays au plus vite », « ce qui permettra le retrait des forces étrangères ». « Je ne pense pas que quiconque va s’attrister sur Saddam Hussein », a-t-il ajouté. Il a estimé que le sort de l’ancien président devait être tranché « par le peuple irakien ».
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a également estimé que le peuple irakien devait décider du sort de Saddam Hussein après sa capture, qu’il a qualifiée sans enthousiasme «d’événement important ».
La Jordanie a estimé qu’une « page a été tournée » avec cette arrestation. « Le dernier mot, en ce qui concerne la capture de Saddam Hussein et son sort, doit revenir au peuple irakien », a déclaré Asma Khodr, porte-parole du gouvernement jordanien.


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