L’armée et les services de renseignements américains s’étaient lancés dans une « opération analytique destinée à essayer d’identifier, parmi les anciens gardes du corps et autres partisans (de Saddam Hussein), ceux qui pouvaient être à même de l’aider à se cacher », a-t-il poursuivi.
Les forces américaines – dont la Task Force 121, l’unité spéciale chargée de traquer Saddam – ont été chargées de retrouver ces proches de l’ex-dictateur qui avaient été identifiés. « Ce n’étaient pas des dignitaires du régime », a indiqué le responsable. « Certains d’entre eux n’ont pas pu être retrouvés, mais ils ont pu mettre la main sur certains de leurs parents ou sur des gens qui les connaissaient et, au fur et à mesure qu’ils arrêtaient ces personnes, ils les interrogeaient et leur demandaient des détails sur la localisation de ceux qu’ils recherchaient », a-t-il expliqué. « De cette manière, ils n’ont cessé de se rapprocher du cercle des intimes (de Saddam) », a-t-il dit.
« Au cours des derniers jours, ils ont pris quelqu’un qui leur a indiqué de nouveaux endroits, ce qui leur a permis d’obtenir d’autres informations et les a conduits à d’autres personnes, et encore à de nouveaux endroits, avant d’aboutir à celui où ils se sont rendus la nuit dernière et où ils pensaient que Saddam ou l’un de ses principaux collaborateurs se trouvait. Et ce fut le cas ». Le sénateur républicain Saxby Chambliss, membre de la commission du renseignement du Sénat, a déclaré que Saddam Hussein avait failli être arrêté à deux reprises.
L’ampleur des moyens mobilisés pour l’opération de la nuit dernière – environ 600 hommes – montre, selon Chambliss, que les forces américaines étaient assez sûres de leur fait.
Les Peshmergas faisaient partie de l’opération
Les Peshmergas ou combattants kurdes du nord de l’Irak, qui, selon des responsables kurdes irakiens, ont participé avec les forces américaines à la capture de Saddam Hussein à Tikrit, comptent entre cinquante et soixante mille membres, essentiellement des hommes.
Les Peshmergas, mot qui signifie textuellement « prêts à mourir », sont répartis à peu près équitablement entre le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) dirigé par Massoud Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani. Si l’immense majorité des combattants est masculine, l’UPK dispose toutefois d’un bataillon féminin de 500 combattantes. La plupart de ces combattants sont des vétérans de la lutte contre le régime irakien. Les responsables du PDK et de l’UPK se sont efforcés de leur donner, depuis une dizaine d’années, une formation complète dans des académies militaires où ils apprennent aussi bien l’informatique et l’histoire que la stratégie et les techniques de la guérilla. L’armement des Peshmergas demeure cependant sommaire.
Plaisanterie en vogue au Koweït : Sahhaf dément la capture de Saddam
L’ancien ministre irakien de l’Information « Mohammed Saïd al-Sahhaf a démenti la capture de Saddam Hussein » : les Koweïtiens, euphoriques après la capture de leur ancien envahisseur, s’échangeaient hier la plaisanterie par SMS. « Al-Sahhaf a démenti la capture de Saddam Hussein, affirmant que l’homme arrêté était le chef des talibans » d’Afghanistan, ajoute le message qui s’est rapidement répandu sur les écrans des téléphones portables de l’émirat. « Urgent : Saddam annonce l’arrestation de membres du Conseil de gouvernement (irakien) et des forces de la coalition, a déclaré Sahhaf », dit un autre message dans la même veine. Mohammed Saïd al-Sahhaf, ministre de l’Information du régime déchu, s’était rendu célèbre pour ses conférences de presse triomphalistes et en décalage évident avec la réalité sur le terrain lors de l’avancée des troupes de la coalition américano-britannique vers Bagdad, au printemps dernier. Le ministre, qui s’était même attiré le surnom peu charitable d’« Ali le comique » sur certains sites Internet satiriques, vit aux Émirats arabes unis depuis juillet, après avoir été autorisé à quitter Bagdad par la coalition, qui ne l’avait pas placé sur sa liste des anciens dirigeants irakiens recherchés.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir