Demi-finalistes la saison passée, les Nerazzuri se contenteront donc désormais de la Coupe de l’UEFA (16es de finale) à cause d’une moins bonne différence de but particulière avec le Lokomotiv Moscou, alors que la composition de leur groupe (Arsenal, Lokomotiv et Dynamo) pouvait laisser espérer une qualification à leur portée.
À Kiev, les Italiens, qui avaient ouvert le score par Adani (68e), ont cru tenir leur billet pour les 8es jusqu’à la 85e minute et l’égalisation de Rincon. Mais l’entraîneur Alberto Zaccheroni imputait cet échec à d’autres motifs que ce but tardif : « Ce sont nos deux derniers matchs à domicile contre le Lokomotiv (1-1) et Arsenal (1-5) qui nous éliminent ».
Le sévère échec contre Arsenal a sans conteste enterré les espoirs de l’Inter puisque, outre les conséquences d’une telle déroute pour la confiance, il lui a fait perdre la première place du groupe B (pour la 3e), l’obligeant du coup à s’imposer à Kiev.
Calvaire
L’Inter avait pourtant magistralement entamé sa campagne à Arsenal par un cinglant 3 à 0. Mais après deux succès en septembre sous la férule de Hector Cuper, qui contrastaient avec des débuts tâtonnants en championnat, le club italien s’est progressivement éteint sur la scène européenne avec « Zac », le successeur de l’Argentin, aux commandes alors que, parallèlement, il se relançait dans la course au Scudetto.
Les quatre derniers matchs de l’Inter en C1 ont d’ailleurs été un calvaire (2 pts pris) : battus à Moscou, tenus en échec par le même Lokomotiv, humiliés par Arsenal puis neutralisés à Kiev, les Intéristes ont quitté la compétition avec huit buts marqués mais onze encaissés.
Seuls Panathinaïkos, Olympiakos et La Corogne (battue 8-3 par Monaco) ont fait pire défensivement, alors que l’arrière-garde de l’Inter est la meilleure en série A (7 buts contre) après celles de l’AS Rome et du Milan AC (4).
Zaccheroni s’est consolé avec la prestation des siens, qu’il a jugée de qualité : « C’est peu dire que nous sommes déçus, mais je suis satisfait de notre performance d’ensemble. En jouant cent fois de cette façon, nous aurions gagné 99 fois ».
Le « Zac » peut maintenant se tourner vers l’objectif que lui a fixé le président Moratti, et qui a coûté sa place à Cuper : le championnat. L’Inter est revenu à la quatrième place (à cinq points du leader l’AS Rome) et tient son match référence avec ce camouflet infligé à la Juventus chez elle (3-0) fin novembre.
Mais l’Inter peut méditer son échec en Ligue des champions. Car avec son brillant succès à Arsenal, il pensait bien tenir ce fameux match référence.


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