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Arsenal : le dernier sera le premier

Arsenal, longtemps condamné à la sortie par la petite porte, a renversé une situation bien compromise dans le groupe B, remportant ses trois derniers matchs de la première phase de la Ligue des champions de football, pour atteindre les 8es de finale, grâce à un ultime succès mercredi contre le Lokomotiv Moscou (2-0).
« Aviez-vous pensé aux conséquences d’une élimination ? », demande un journaliste anglais à Arsène Wenger. « Cela aurait été une grande déception de ne pas se qualifier. Être revenu de si loin pour échouer aurait été un gros échec », répond de sa voix monocorde le technicien français, après une longue réflexion.
« Nous avons fait ce qu’on attendait de nous. Quand on se souvient du premier match ici, de la défaite 3-0 à domicile contre l’Inter Milan, on peut dire que nous avons parfaitement renversé la situation », ajoute un Wenger dont l’assurance dans la tourmente faisait sourire les journalistes britanniques. Mais hier matin, le Daily Mail saluait la « nuit de gloire » des Gunners, l’Independent « le superbe sauvetage » et le Sun « la résurrection ».
Les mots ne sont pas trop forts. Battu 3-0 lors de la 1re journée, tenu en échec à Moscou (0-0) lors de la 2e, Arsenal sombrait à Kiev (2-1) pour la 3e journée.
Son destin était alors très sombre et il devait le rester pendant 89 minutes lors de la 4e journée à Highbury jusqu’à une tête d’Ashley Cole qui donnait la victoire (1-0) et des raisons d’espérer.
Les Gunners occupaient pourtant toujours la dernière place de leur poule mais un succès retentissant à Milan (5-1) lors de la 5e journée les propulsait en tête. La qualification était alors entre leurs mains, avant les buts de la victoire contre Moscou de Robert Pires et Freddie Ljungberg.

« On peut aller loin »
« Je suis très fier de mes joueurs, ils ont montré une très grande force mentale », a commenté Wenger.
Avec un Thierry Henry finalement opérationnel après une alerte à un genou, un Patrick Vieira, « pas à 100 % mais dont la présence est déterminante », assure Wenger, Arsenal, a affiché mercredi une grande maîtrise, et une fois n’est pas coutume, beaucoup de patience.
Et surtout, le vice-champion d’Angleterre peut compter sur son feu-follet, son accélérateur, Henry, double passeur décisif. « C’est un joueur immense. Et même s’il n’a pas beaucoup d’occasions, comme ce soir (mercredi), il fait encore deux passes décisives », relève son entraîneur.
Arsenal, qui n’a jamais fait mieux en C1 qu’un quart de finale perdu contre le FC Valence en 2001, a ainsi rassuré sur sa carrure européenne et veut briller.
« Depuis le but d’Ashley Cole contre Kiev, il s’est produit un déclic, on peut maintenant aller loin », assure Robert Pires.
Arsenal, longtemps condamné à la sortie par la petite porte, a renversé une situation bien compromise dans le groupe B, remportant ses trois derniers matchs de la première phase de la Ligue des champions de football, pour atteindre les 8es de finale, grâce à un ultime succès mercredi contre le Lokomotiv Moscou (2-0).« Aviez-vous pensé aux conséquences d’une élimination ? », demande un journaliste anglais à Arsène Wenger. « Cela aurait été une grande déception de ne pas se qualifier. Être revenu de si loin pour échouer aurait été un gros échec », répond de sa voix monocorde le technicien français, après une longue réflexion.« Nous avons fait ce qu’on attendait de nous. Quand on se souvient du premier match ici, de la défaite 3-0 à domicile contre l’Inter Milan, on peut dire que nous avons parfaitement...