Le sélectionneur de l’équipe de France Jacques Santini a affirmé, hier dans un communiqué transmis à l’AFP, qu’il n’y a pas de « rapprochement » avec l’attaquant Nicolas Anelka, lequel avait décliné sa sélection chez les Bleus en novembre 2002.
« Je ne suis, d’aucune façon, l’instigateur du rapprochement avec Nicolas Anelka, explique le sélectionneur. Il s’est mis lui-même au ban de l’équipe de France en refusant la sélection, manquant ainsi de respect à l’institution FFF (Fédération française) et à l’équipe nationale. »
Depuis l’annonce de la suspension de cinq matches infligés à Djibril Cissé qui ne pourra, sauf réduction conséquente de sa peine en appel, participer à l’Euro 2004, le nom de l’ancien joueur du Paris-SG, d’Arsenal et du Real Madrid est en effet réapparu. Le bihebdomadaire France Football paru mardi évoque même une « tentative de réconciliation ».
« Tant qu’il ne se sera pas, de sa propre initiative, revenu sur cette attitude et ses propos, pour les regretter publiquement en termes non équivoques, il restera, dans mon esprit, non sélectionnable, quels que puissent être les circonstances ou événements extérieurs », ajoute Jacques Santini.
Anelka, 24 ans (28 sélections, 6 buts), avait été appelé par Santini pour pallier le forfait de Sidney Govou pour le match amical France-Yougoslavie (3-0, 20 novembre 2002). Mais le champion d’Europe 2000, estimant qu’il avait été convoqué par défaut, avait alors décliné cette convocation, ne se présentant pas au rassemblement au Centre technique national de Clairefontaine.
Depuis le début de la saison, Anelka, qui assurait en septembre « ne pas regretter son geste » et ne « pas avoir besoin de l’équipe de France », a marqué 11 buts en dix-huit rencontres de Premier League et de Coupe de l’UEFA.
Un joueur de Lille gardé à vue
dans une affaire de drogue
Le club de Ligue 1 de Lille a annoncé hier soir dans un communiqué qu’il suivrait « attentivement » les évolutions de l’enquête pour trafic de drogue dans le cadre de laquelle le défenseur Eric Abidal a été placé en garde à vue à Lyon. Le président du club, Michel Seydoux, a indiqué à l’AFP qu’il avait appris par l’entourage du joueur sa garde à vue et que le club ne ferait « aucun commentaire avant d’avoir des informations complémentaires ».
Le joueur, interpellé à Lille sur commission rogatoire d’un juge lyonnais, a été placé en garde à vue avec huit autres personnes, dans le cadre d’un trafic de drogue portant sur 42 tonnes de résine de cannabis entre l’Espagne, le Maroc et Lyon. La justice le soupçonne d’avoir « prêté son véhicule » à une des personnes impliquées dans ce trafic, a-t-on appris de source judicaire.
Il a « peut-être mal choisi la personne à laquelle il a prêté son véhicule. Ca arrive parfois mais ça fait moins de bruit quand ce n’est pas un footballeur. (...) La justice dira quel est son réel degré d’implication », a commenté le président délégué du LOSC, Xavier Thuilot.
Transfert de Kuranyi (Stuttgart) :
décision d’ici à samedi
L’attaquant international allemand du VfB Stuttgart, leader du championnat d’Allemagne, Kevin Kuranyi, 21 ans, prendra une décision sur son avenir sportif d’ici à samedi, avant le match au sommet de la Bundesliga contre Bayern Munich au Stade olympique.
« J’annoncerai ma décision d’ici au match contre le Bayern Munich samedi », a déclaré Kuranyi avant la rencontre de Ligue des champions mardi à Manchester United. « Je ne sais pas encore vers quel club je penche », a ajouté Kuranyi qui a confirmé que ce poker « lui pèse » et ne lui permet pas de se concentrer entièrement au football.
Selon son manageur, l’ancien international Karl-Heinz Foerster, un transfert à l’étranger de Kuranyi, dont le contrat à Stuttgart court jusqu’à fin juin 2005, n’est pas envisagé. « Ce serait trop tôt. Les clubs qui ont officiellement manifesté leur intérêt sont Schalke 04, Dortmund, Leverkusen et Berlin », a-t-il déclaré au quotidien Rhein-Necker-Zeitung, hier.
« Nous allons encore une fois négocier avec le VfB Stuttgart mais ce sera la dernière », a ajouté Karl-Heinz Foerster. Le principal obstacle pour une prorogation du contrat de Kuranyi avec Stuttgart semble être son exigence d’obtenir une « clause de sortie » dans son nouveau contrat afin qu’il puisse partir à l’étranger après le Mondial 2006 en Allemagne contre une indemnité de transfert de plusieurs millions d’euros.
Le président de Liverpool
met la pression sur Gérard Houllier
Le président du club de Liverpool, David Moores, a mis la pression sur l’entraîneur français Gérard Houllier en rappelant que « l’objectif minimum » du club était une qualification en Ligue des champions (C1). Dans son rapport annuel aux actionnaires, publié hier par le quotidien local Liverpool Echo, Moores rappelle que « l’objectif constant du club ces dernières années est une qualification en Ligue des champions », ce qui signifie une place dans les quatre premiers du championnat d’Angleterre.
« C’est le minimum acceptable », insiste-t-il en soulignant que la place de 5e obtenue à l’issue de la saison 2002-2003 constitue un « manque à gagner ».
« La saison a été décevante comparée aux précédentes », dit-il. La victoire en Coupe de la Ligue anglaise aux dépens de Manchester United ne compense pas l’absence du club en C1 cette année, indique encore le rapport.
« Nous devons accepter que cette saison blanche est loin des grands objectifs que nous nous étions fixés et de ce que nos supporteurs attendaient », conclut le président du club, ce qui peut être interprété comme une menace pour l’avenir de Gérard Houllier à la tête du club. Le Français, manageur de Liverpool depuis cinq ans, avait jusqu’ici le soutien total du président. Mais le nul (1-1) à Newcastle, samedi, qui place Liverpool en 5e position du championnat d’Angleterre, à 14 points du leader Chelsea, semble avoir fait perdre sa patience à David Moores.
Le second procès des meurtriers
de 2 supporteurs de Leeds renvoyé
en janvier
Le second procès des meurtriers de deux supporteurs du club anglais de Leeds morts le 5 avril 2000, qui devait se tenir hier après la demande de révision du jugement rendu le 4 avril 2002 par la Cour de cassation, a été renvoyé en janvier en raison de l’absence de trois des cinq accusés. Seuls Ali Umit Demir, le principal responsable de la mort de Christopher Lotfus et Kevin Speight, condamné à 15 ans de prison, et son oncle Suleyman Gokhan Guven, condamné à près de quatre mois de prison, étaient présents à l’audience, a constaté l’AFP.
Le président de la Cour criminelle a réclamé la présence des trois autres accusés afin qu’ils présentent leur défense avant de rejuger sur le fond, le 27 janvier 2004, et a maintenu Ali Umit Demir en état d’arrestation. La Cour de cassation avait, le 1er mai 2002, cassé le jugement rendu à l’encontre des cinq principaux responsables du double meurtre, perpétré lors d’une bagarre collective à la veille d’un match de Coupe de l’UEFA entre Galatasaray et Leeds, dans le centre d’Istanbul.
Selon les juges, un doute demeure quant à la responsabilité de Ali Umit Demir dans la mort des deux Britanniques, l’institut médico-légal n’ayant pu affirmer que le couteau souillé de leur sang, qu’il reconnaissait avoir utilisé, avait causé la mort des deux supporteurs.
Si l’institut médico-légal se révélait incapable d’établir que cette arme a tué les deux Anglais, alors Ali Umit Demir ne serait condamné que pour un seul meurtre, et sa peine serait réduite de moitié. Pour les autres condamnés, la Cour de cassation avait estimé qu’ils n’avaient pas été punis de peines assez lourdes au regard du code pénal, et leurs condamnations pourraient être alourdies en appel.


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