Marseille avait fait appel à cette décision, s’estimant en droit d’effectuer cette transaction en dehors du « mercato » officiel en raison de la blessure de la doublure du Croate Vedran Runje, Cédric Carasso.
La Fifa a estimé, dans les deux cas, ne pas devoir accorder de dérogation afin de ne pas créer de brèche dans un système de transferts mis en place depuis seulement deux saisons.
Le président de l’OM, Christophe Bouchet, a confirmé que Barthez serait marseillais seulement après la trêve.
« Nous ne nous faisions pas beaucoup d’illusions parce qu’une instance comme la Fifa ne se déjuge pas. De toute façon, il ne reste que deux matches à jouer avant la trêve, a-t-il dit. Fabien sera donc marseillais après la trêve. »
Barthez s’entraîne avec l’OM depuis l’annonce de son prêt au mois d’octobre alors qu’il était cantonné au banc des remplaçants à Manchester. La prochaine période officielle de transfert débute le 1er janvier.
Erreur de confiance
Un peu amer, Christophe Bouchet a estimé que l’OM était dans cette affaire « le dindon de la farce ».
« La Fifa va contre ses propres intérêts dans cette affaire. Elle nous demande de réduire les effectifs, de réduire la charge de travail des joueurs et ne nous offre pas de soupape. Je ne serais pas surpris que, d’ici peu, on change les réglements pour autoriser des opérations qui ressembleront beaucoup au cas Barthez », a-t-il dit.
Marseille a perdu six de ses sept derniers matches depuis l’annonce de la venue du gardien de l’équipe de France, et le président phocéen a admis qu’il avait sa part de responsabilité dans cette mauvaise série.
« Quand ça va mal, tout le monde a ses responsabilités, du kiné au président », a-t-il dit.
Sans nier que « l’affaire Barthez » ait eu une influence sur le moral des troupes, Bouchet a estimé qu’il n’avait pas fait d’erreur dans la gestion de ce prêt. « S’il y a eu une erreur dans l’affaire Barthez, c’est une erreur de confiance. L’erreur, c’est qu’il y a des gens haut placés qui se sont retirés en pleine copulation », a-t-il dit.
Le président marseillais déplore ainsi « le manque de courage et de transparence » de la part de dirigeants qui lui avaient donné l’assurance que ce prêt pourrait être mené à bien. « Nous avons été victimes de querelles internes entre francophones au sein de la Fifa », a-t-il dit.

