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Changes et Bourses L’euro bute sur le seuil de 1,21 $


Comme on pouvait s’y attendre, les pressions sur le dollar se sont poursuivies hier, s’accentuant même sur fond d’inquiétude face au nouveau creusement des déficits commerciaux et budgétaires des États-Unis. De ce fait, les fondamentaux économiques des deux côtés de l’Atlantique ont continué de passer au second plan ainsi que les propos attribués au chef économiste de la BCE, Ernst Welteke, qui a estimé que le projet de constitution européenne, tel qu’il est actuellement formulé, pourrait mettre en péril la stabilité monétaire en zone euro. Aussi, le billet vert n’a-t-il guère profité de l’annonce par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas que les suppressions d’emplois dans les entreprises US ont chuté de 42,1 % en novembre, à 99452 cas contre 171 874 cas en octobre, soit leur niveau le plus bas enregistré depuis octobre 2002. Il en est de même de la baisse de 2 % du commerce de détail allemand en octobre sur un an, qui n’a eu aucun impact négatif sur l’euro, ainsi que les estimations de l’Office du travail que le nombre de chômeurs en Allemagne a recommencé à augmenter en novembre, de 40 000 personnes par rapport à octobre pour totaliser 4,19 millions, son plus haut niveau depuis 1997. Les opérateurs ont passé outre aussi au fléchissement du moral des ménages français en novembre à -30 après -29 en octobre et -27 en septembre, ainsi que l’annonce par l’Insee que les ventes de commerce de gros en France sont restées médiocres en octobre-septembre pour les biens de consommation et d’équipement. Mais toutes ces données, qui devraient en principe privilégier le dollar, sont passées comme inaperçues, l’euro ayant buté au contraire sur le seuil historique de 1,21 $. Ce développement a prouvé encore une fois que l’attention du marché restait focalisée sur la question des déficits budgétaire et de la balance des comptes courants aux États-Unis. Dans ce contexte, le dollar devait se négocier à New York sur un ton très faible à 1,2080 pour un euro contre 1,1975 la veille, à 1,7290 pour un sterling contre 1,72, à 1,2885 FS contre 1,2970 et à 108,60 yens contre 109,40.
Le mouvement des devises semble avoir fourni une raison supplémentaire aux investisseurs de prendre les gains que leur procure le rebond de la veille des Bourses US et européennes. L’affaiblissement du dollar, conjugué à l’annonce d’un recul de 0,1 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière, a renforcé ce courant à Wall Street comme la fermeté de l’euro qui a lourdement pesé sur les sociétés exportatrices européennes.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL, se négociant entre 1 516,50 et 1 517,50 LL sur le marché interbancaire.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse avec le repli de 807 actions A de Solidere de 4,28 à 4,18 $ et de 3 539 actions C de la Byblos Bank de 1,70 à 1,69 $, alors que 5 000 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23 $.
Élie KAHWAGI
Comme on pouvait s’y attendre, les pressions sur le dollar se sont poursuivies hier, s’accentuant même sur fond d’inquiétude face au nouveau creusement des déficits commerciaux et budgétaires des États-Unis. De ce fait, les fondamentaux économiques des deux côtés de l’Atlantique ont continué de passer au second plan ainsi que les propos attribués au chef économiste de la BCE, Ernst Welteke, qui a estimé que le projet de constitution européenne, tel qu’il est actuellement formulé, pourrait mettre en péril la stabilité monétaire en zone euro. Aussi, le billet vert n’a-t-il guère profité de l’annonce par le cabinet conseil Challenger, Gray & Christmas que les suppressions d’emplois dans les entreprises US ont chuté de 42,1 % en novembre, à 99452 cas contre 171 874 cas en octobre, soit leur niveau le plus...