Les terroristes de la mouvance el-Qaëda « ont déjà pris la décision d’utiliser des armes chimiques et biologiques dans leurs prochaines attaques », a affirmé Michaël Chandler, en présentant hier le dernier rapport de cette commission qu’il préside. « La seule chose qui les retienne est la complexité de la technologie nécessaire pour les mettre en œuvre d’une manière efficace », a-t-il ajouté, indiquant cependant implicitement que ces groupes n’en possèdent pas. « Le risque qu’ils entrent en possession et utilisent des armes de destruction massive continue à s’accroître », selon lui. M. Chandler a également évoqué le risque de l’emploi par des terroristes liés à el-Qaëda d’une « bombe sale » (contenant des matériaux radioactifs) qui constitue, selon lui, « une grande source de préoccupation ».
« Il est important que les Nations unies prennent les mesures nécessaires pour harmoniser les divers contrôles en place afin de faire en sorte qu’el-Qaëda et ses associés ne puissent en acquérir », écrit Michael Chandler. Car « l’idéologie el-Qaëda a continué à s’étendre et fait naître le spectre de nouvelles attaques terroristes et de nouvelles menaces à la paix et à la sécurité internationale ».
Le rapport souligne par ailleurs le manque d’efficacité de la coopération internationale contre le terrorisme et s’étend notamment sur l’insuffisance des mesures visant à supprimer les sources de financement d’el-Qaëda, à contrôler le déplacement de ses membres ainsi qu’à appliquer un embargo sur les armes. Il estime que de nombreux pays ne prennent pas les mesures prévues, notamment dans le domaine financier, et demande que le Conseil de sécurité adopte une nouvelle résolution pour les y inciter.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir